17 décembre 2023

Prendre en photo l’iris d’un œil : le guide macro ultime

Par Gaëtan Berthouly

17 décembre 2023


L’œil est un excellent sujet photographique : il est facile à trouver, on peut le photographier depuis chez soi et il est tout simplement magnifique ! On peut faire de superbes photos créatives assez simplement, bien que cela demande un minimum de matériel comme on le verra.

Le résultat est vraiment sympa pour assez peu d’efforts à fournir finalement. Vous pouvez vous amuser à faire une séance entre mis à plusieurs même ou seul (si vous n’avez pas d’amis, comme moi), vous pouvez même utiliser votre smartphone !

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Mais comment faire ? Et bien c’est ce qu’on va voir dans ce guide étape par étape :

  1. Le matériel
  2. L’installation
  3. Les réglages
  4. La prise de vue
  5. Le post-traitement

Pour finir, en « bonus »  je donnerai aussi les solutions aux problèmes communs rencontrés lors de ce type de photo et quelques conseils pour la prise de vue avec le smartphone.

Allez en avant Guingamp !

L’ESSENTIEL

Pas le temps ? 

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Les bases de la photographie vous intéressent ?

Étape 1 : le matériel

Objectif macro

Ce n’est pas obligatoire mais c’est mieux si on en a un.

Lorsqu’il s’agit de faire des gros plans de l’œil, l’objectif macro est quand même ce qu’il y a de plus indiqué. Ce type d’optique vous permet de « zoomer » sur votre sujet de très près à un rapport de grandissement minimum de 1:1, ainsi que d’avoir une mise au point toujours fonctionnelle même à de courtes distances de travail de l’ordre de quelques centimètres.

« Rapport de 1 :1, qu’est-ce que ça veut dire ? »

C’est un concept important en macro, le puristes vous diront d’ailleurs que si vous n’avez pas un rapport de 1:1 vous ne faîtes pas de la macro, mais plutôt de la « proxi ».

Un rapport de 1:1 signifie que la taille du sujet projetée sur votre capteur est sa taille réelle. Par exemple, si vous photographiez une fourmi de 1 cm, son image projetée sur votre capteur sera de… 1cm.

Schéma objectif macro au rapport de grandissement 1:1

Remarque

Il existe aussi des objectifs qui offrent un facteur de grandissement plus important comme 2:1 on est toujours dans de la macro, mais cette fois la taille du sujet projetée sur votre capteur sera deux fois plus grande que sa taille réelle. Si le grandissement est de 3:1 cela représentera 3 fois la taille réelle du sujet, et ainsi de suite.

Bref, vous l’aurez compris, les objectifs ordinaires ne sont pas adaptés à la prise de photos macro car leurs mises au point ne fonctionnent que jusqu’à une certaine distance et le rapport de grandissement est inférieur à 1 :1. (Si la photo macro vous intéresse j’ai écrit un grand guide sur ce sujet aussi).

Une distance focale d’au moins 100 mm pour prendre des photos d’iris est idéale pour vous permettre de photographier à bonne distance (15-30 cm en fonction des objectifs) tout en garantissant un rapport de 1:1. En effet, ça sera plus agréable pour votre sujet d’avoir un peu d’espace vital !

Une bonne distance entre vous et votre œil permet aussi de laisser plus facilement la lumière passer pour ne pas avoir d’ombre disgracieuses sur l’œil du sujet.

Vous l’aurez compris, l’objectif macro vous permettra de capturer l’œil dans ses moindres détails, alors si vous en avez un c’est le moment ou jamais de le dégainer !

Bien sûr, vous pouvez aussi obtenir de bonnes photos « macro » de l’œil avec un objectif non macro, mais dans ce cas, les yeux ne rempliront pas l’ensemble de la photo (ou du moins vous aurez du mal à le faire) et ne seront pas aussi détaillés que vous l’espériez !

Et justement si vous n’avez pas d’objectifs macro…

Les alternatives à l’objectif macro : les accessoires macro

«JE N’AI PAS D’OBJECTIF MACRO C’EST OBLIGÉ D’EN AVOIR UN ? » me dîtes-vous les larmes aux yeux.

Réponse :NON. Mais comme on l’a vu… C’est quand même mieux !

Pour ceux qui n’auraient pas d’objectif macro, il existe 4 alternatives :

  • Les soufflets : ce sont des éléments que l’on installe entre le boîtier et l’objectif pour allonger la distance entre ces derniers. Vous pouvez retrouver un article détaillé ici pour les plus curieux.
Soufflet macro
  • Les tubes d’extension (ou allonge) / bague d’extension (ou allonge) / bague macro : ça fonctionne sur le même principe que le soufflet du dessus, ce sont des tubes creux qui sont fixés entre le boîtier photo et l’objectif, augmentant ainsi la distance focale.
Tubes d’extension
  • La bague d’inversion : c’est un anneau qui permet de visser votre objectif habituel (mais retourné) sur votre boîtier. C’est-à-dire que vous vissez l’anneau sur le boîtier, puis votre objectif tête en avant dans l’anneau. Plus l’objectif a une grande valeur focale plus on pourra photographier de détails de près.
Bague inversion

Les bonnettes macro : c’est comme un filtre qui se visse à l’avant de votre objectif et ça permet de grossir votre image grâce à un « effet loupe », il faut aussi faire attention à la qualité de la lentille, car c’est la bonnette qui va filtrer en premier votre lumière !

Bonnette macro

L’avantage c’est que la plupart de ces accessoires coûtent quelques dizaines d’euros et sont simples à utiliser. Tout ce que vous avez à faire globalement est de les connecter à un objectif normal, pour le « convertir » en objectif macro.

Remarque

Faîtes bien attention aux diamètres des accessoires qui doivent correspondre au diamètre de votre objectif (noté à l’avant de votre objectif, avec le symbole Ø, par exemple : Ø 58 mm ).

Vous pouvez utiliser votre accessoire macro sur n’importe quel objectif. Mais il est judicieux de choisir un objectif avec un minimum de distance focale comme un 50 mm. Ainsi, vous n’aurez pas à vous approcher trop près de votre sujet.

Mais globalement retenez que  :

  • toutes ces alternatives entraînent une perte de lumière, c’est le gros point noir de l’utilisation de ces accessoires. Et en macro, on manque déjà de lumière, donc en avoir encore moins va nous compliquer la tâche ;
  • Les accessoires macro (sauf certains tubes d’extension électroniques) désactivent souvent la mise au point automatique de votre objectif.  Vous devrez donc régler manuellement la bague de mise au point pour placer votre plan focal. Bon de toutes façons en macro il est courant de faire la mise au point manuellement comme on le verra dans les réglages, ce n’est pas le plus gros inconvénient.
  • les bonnettes et les bagues d’inversion offrent une trop mauvaise qualité d’image finale ;
  • Le tube d’extension est souvent considéré comme la meilleure alternative, on utilise généralement un ou plusieurs tubes d’extension.

Remarque

L’Olympus TG6 et TG5 sont d’étonnants appareils photos compacts et étanches, coûtant moins cher qu’un objectif macro, mais plus que des accessoires, qui offrent d’excellents résultats en macro ! Voir des exemples ici : https://www.facebook.com/carl.plamondon.756

Enfin, pour ceux qui souhaitent juste faire quelques essaient et goûter à la photo rapprochée, vous avez peut-être un téléobjectif ou même un 50 mm avec la mention « macro » qui traînent par là.  Ça fera bien l’affaire pour un premier essaie !

En effet, je ne vous conseille pas d’investir des centaines d’euros si vous n’avez aucun sentiment certain pour la macro (c’est comme pour un premier RDV, on reste économe !)

Les autres accessoires utiles pour la macro d’iris

Un trépied

C’est quasi-obligatoire. À un tel grandissement vous allez avoir besoin d’une stabilité extrême !

En effet vous allez être très « zoomé » et votre image sera d’autant plus sensible à la moindre vibration de votre appareil. Vous pouvez faire le test : avec un téléobjectif le moindre mouvement de l’appareil photo se voit bien plus que quand votre boîtier est équipé d’un grand angle par exemple.

Cela va aussi vous permettre d’allonger (un peu) votre temps de pose si nécessaire comme on le verra dans les réglages sans craindre de flou de bougé (voir la règle de la distance focale inversée à ce sujet).

Si le trépied a sa colonne centrale réversible c’est d’ailleurs un gros avantage, vous pourrez allonger votre sujet confortablement au sol et prendre des photos du dessus.

Un flash coiffé d’un snoot

C’est quasi-obligatoire.

Au risque de me répéter : on manque vraiment de lumière en macro, et c’est donc très commun d’utiliser une lumière artificielle comme un flash ou une lumière continue.

Le snoot (ou cône spot) est un type de modeleur qui permet de diriger avec précision la lumière, et dans notre cas, de la positionner de façon rasante. Cela permet d’éclairer sans avoir de point chaud (reflet blanc) dans l’œil et de ne pas l’éblouir.

Donc ici quand je parle de flash, je ne parle pas d’un flash cobra monté sur votre appareil photo, mais bien d’un flash hors appareil photo sur un pied et donc coiffé d’un snoot.

Un Snoot

Un éclairage annulaire

C’est quasi-obligatoire.

Le flash annulaire n’est pas forcément le plus plébiscité quand on veut faire ressortir des détails et des textures en macro, on lui reproche généralement de donner un éclairage « plat ».  D’ailleurs, pour tout ce qui est insecte, on préfère généralement un flash cobra donnant plus d’ombres et rendant plus visible les reliefs.

Mais dans notre cas, ce type de flash permet de rétracter la pupille sans l’éblouir pour autant et d’offrir un éclairage homogène qui fonctionne bien ici. En effet, l’iris n’a pas de texture en soit, l’œil est une surface lisse. Et un flash cobra direct dans l’œil serait bien trop violent ! Par ailleurs on a le snoot qui vient sur le côté pour compenser.

Éclairage annulaire

Un support de menton

Ce n’est pas obligatoire mais utile notamment si vous agrandissez très serré sur l’iris, il ne faut vraiment aucun mouvement du sujet.

C’est le même genre de support que l’on peut retrouver chez un ophtalmologue.

Un déclencheur à distance

Ce n’est pas obligatoire mais mieux.

Un déclencheur à distance est utile pour la même raison que le trépied : éviter la moindre vibration parasite et limiter le flou de bougé !

Et par ailleurs si vous êtes seul c’est très pratique pour déclencher de loin. Si vous n’avez pas de déclencheur vous pouvez aussi utiliser le mode retardateur de votre appareil photo.

Un miroir

C’est utile uniquement si vous vous prenez seul en photo et que votre écran LCD d’appareil photo n’est pas orientable. Ça peut vous aider pour ajuster la mise au point et le cadrage.

Vous pouvez aussi utiliser un objet en le mettant à votre place pour faire la mise au point dessus mais vous devrez vous mettre exactement à la même distance de l’appareil photo. Ce qui n’est pas évident car en macro la profondeur de champ est très mince et le moindre décalage peut être fatal et visible !

La catchlight

Ce n’est pas obligatoire.

La « catchlight » est la source de lumière qui se reflète dans l’œil d’une personne sous forme d’une petite tache blanche.

C’est surtout apprécié en photo de portrait classique en ajoutant un petit plus, et en donnant un peu de profondeur et de vie !

Exemple de catchlight à droite de l’iris
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/photo-en-gros-plan-d-un-oeil-2729528/

Lais en macro on peut considérer que ce reflet de lumière cache une partie du sujet, on perd donc en détail.

Bref, à vous de juger, dans tous les cas cet effet pourrait être intéressant à tester lord de votre prise de vue.

La meilleure façon d’obtenir ce petit scintillement est d’utiliser une source de lumière continue comme une boîte à lumière, une lampe circulaire, un parapluie ou encore la lumière naturelle.

Lorsque vous placerez votre catchlight veillez à ce que votre appareil photo ne projette pas d’ombre sur votre photo.

Un rail électrique motorisé

Ce n’est pas obligatoire, mais intéressant.

Non je ne parle pas de train ni de musique ici mais bien d’un accessoire assez connu en macro photo de studio.

C’est un objet sur lequel on fixe son appareil photo et qu’on peut télécommander à distance, ce rail permet d’ajuster la position de l’appareil photo au millimètre près.

Rail motorisé

« Mais c’est quoi l’intérêt ? »

En macrophoto la profondeur de champ est extrêmement faible, alors bien positionner le plan focal (= l’endroit où on fait la mise au point) est d’autant plus crucial que dans d’autres types de photographie. Et un rail électrique peut concourir à ce but en permettant un positionnement en millimètre près de l’appareil photo (et donc du plan focal par rapport au sujet).

Le rail implique cependant une position verticale du sujet et non allongée qui est généralement plus confortable comme on va le voir juste après.

https://www.pexels.com/fr-fr/photo/personne-vue-oeil-magnifique-4124335/

Étape 2 : l’installation

Sujet : confort et immobilité

Installez votre sujet CON-FOR-TA-BLE-MENT : et oui, votre sujet va devoir rester immobile pour vous permettre d’avoir une photo bien nette, et ça pour un moment. Donc c’est important qu’il/elle se sentent bien. Si le modèle ne se sent pas bien, il aura plus tendance à bouger et vos photos auront donc tendance à être moins nettes.

Vous pouvez par exemple mettre votre humanoïde dans un coin d’une pièce, le dos collés aux 2 murs formant le coin, et lui mettre un coussin derrière la tête.

Ou encore, comme on l’a vu, si votre trépied a sa colonne centrale réversible vous pouvez allonger votre humain au sol et le photographier du dessus, avec un coussin classique ou un coussin de voyage pour avion.

Sortez votre trousse de maquillage

Si vous cadrez très serré sur l’iris ça n’a évidemment pas d’utilité…

https://www.pexels.com/fr-fr/photo/oeil-humain-a-yeux-verts-5008835/

MAIS si vous cadrez de manière un peu plus large le maquillage est possible dans ce type de photo, il permet d’accentuer la beauté des yeux si vous êtes doué(e), et aussi de faire des photos plus créatives avec des formes et des couleurs pour les plus inspirés d’entre vous. D’ailleurs, même les modèles masculins peuvent être un peu maquillés !

Le mascara et l’eye-liner encadreront joliment la forme des yeux. Faîtes attention à choisir des cosmétiques qui peuvent être facilement lavés et ne provoquant pas de réactions allergiques histoire de bien photographier un œil et non une TOMATE .

Je ne m’y connais pas bien en maquillage donc je ne vais pas m’attarder là-dessus… (Je vous rappelle que je ne porte que des t-shirts blancs quasiment, alors l’esthétisme n’est pas mon fort aha).

Laissez les yeux se reposer

La sclérotique (=blanc de l’œil), est sensible. Si elle est soumise à un stress important, elle peut devenir rouge ou se couvrir de petites veines… Et nous ce qu’on cherche une sclérotique d’un blanc immaculé !

Alors, bien sûr, pour les plus bidouilleurs (et bidouilleuses) vous pourrez blanchir tout ça par la suite au post-traitement mais le mieux c’est d’être bon dès le début car ça fait gagner beaucoup de temps!

Si vous voulez inclure la sclérotique dans votre macrophotographie, assurez-vous que votre sujet :

  • se repose suffisamment avant la séance ;
  • qu’il n’ait pas fumé de joint juste avant ;
  • qu’il n’ait pas trop regardé d’écran ;
  • qu’il ne soit pas en pleine crise d’allergie (printemps quand tu nous tiens…) ;
  • qu’il n’ait pas fait un trop gros caca juste avant la séance (blague).

Cela ne signifie pas que vous devez demander à votre modèle de dormir avant la séance. Dites-lui simplement de ne pas faire d’activités susceptibles de fatiguer ses yeux comme jouer à Candy Crush pendant des heures (en plus c’est nul).

Si vous voyez encore de petites veines rouges dans la sclérotique, vous pouvez utiliser des gouttes ophtalmique pour atténuer la rougeur (demandez conseil en pharmacie, si vous en abusez l’effet inverse peut se produire : irritation).

Et aussi, pensez bien à avoir les yeux propres… C’est con mais il faut y penser !

Les yeux qui ressortent le mieux

Vous n’aurez pas forcément le choix mais ce type de photo rend mieux avec une sclérotique bien blanche et une iris bleu.

Installation de l’appareil photo

Je vous le rappelle : on veut le moins de vibrations possible. Donc mettez votre appareil sur votre trépied ou mettez-le sur une surface immobile qui supportera l’appareil photo (un meuble ou une pile de livres par exemple).

Et cerise sur le gâteau utilisez un déclencheur à distance (ou le retardateur) !

Mettez bien votre appareil au même niveau que l’œil (donc ni en plongée ni en contre plongée).

Soyez aussi près des yeux que possibles

Souvent, la photographie de l’œil en gros plan est gâchée parce qu’on reste trop loin. Placez l’objectif aussi près que possible de l’œil sans que la mise au point ne soit floue.

C’est pourquoi il est préférable d’utiliser un objectif macro. L’utilisation d’un tel objectif avec votre appareil photo vous permet de vous rapprocher de l’œil sans perdre la mise au point.

Remarque

Il faudra veiller à ne pas couper le flux de lumière avec votre appareil photo malgré la courte distance de prise de vue.

Utilisez le miroir pour photographier vos propres yeux

Si vous êtes seul(e), et que votre appareil photo n’est pas équipé d’un écran LCD inclinable, placez un miroir derrière l’écran de votre boîtier photo vous permettra de voir la prévisualisation de votre photo réfléchie en mode live view.

Bien sûr, le plus simple est d’utiliser un appareil photo avec un écran LCD inclinable qui vous permet de contrôler le cadrage et la mise au point.

Si vous utilisez votre smartphone pour la prise de vue, vous devrez également utiliser le miroir comme expliqué juste avant. En effet photographier en mode selfie (donc avec la caméra frontale) n’est pas la meilleure option, c’est généralement la caméra la moins performante, il faut privilégier l’utilisation de la caméra au dos du smartphone.

Installation de la lumière

L’éclairage est crucial, comme toujours en photo (pour rappel, photographie signifiant « écrire avec la lumière »).

En macro on manque souvent de lumière, donc, plus que d’autres types de photos, vous devez vraiment vous assurer que vous prenez vos photos dans une zone suffisamment lumineuse pour exposer correctement et capturer tous les détails de l’iris.

Combien de sources de lumière dois-je utiliser ?

C’est comme en photo de portrait, quand vous débutez le mieux est de commencer avec une seule source de lumière, et c’est amplement suffisant pour vos débuts en général (faites au plus simple).

Type de lumière

Ensuite vient la question du type de lumière, vous avez 2 possibilités :

  1. la lumière naturelle ;
  2. la lumière artificielle.

Généralement, on préfèrera la lumière artificielle. En effet, ce type de photo est déjà assez compliqué à mettre en œuvre comme ça, et rajouter à tout ça la variation de la lumière naturelle ne fera que vous compliquer la tâche. Mais, je vais quand même parler des deux types de lumières.

Lumière naturelle

Cette forme d’éclairage peut fonctionner pour photographier les yeux. Bien sûr ne prenez pas de photos en plein jour avec le soleil tapant directement dans l’œil de votre humain, car cela peut endommager ses yeux.

Au lieu de cramer la rétine de votre sujet, faîtes plutôt ceci : prenez votre photo en intérieur en placez le modèle près d’une fenêtre (avec un rideau blanc si possible). Vous obtiendrez ainsi le bon mélange d’ombres et de reflets spéculaires pour capturer ces détails.

Un éclairage diffus et doux provenant de la fenêtre éclairera également le visage (si vous voulez cadrer moins serré) et préservera la couleur naturelle des yeux et de la peau.

Lumière artificielle

Au lieu d’une lampe de poche, utilisez une « vraie source » de lumière. Par exemple une softbox pour les photos avec une valeur de plan plus large ou une lumière coiffée d’un snoot comme vu dans la partie matériel.

Ne placez PAS votre lumière trop près du visage du modèle, car les yeux se fatigueraient de la lumière vive et se mettraient à se remplir de larmes.

Surveillez aussi toute projection d’ombres sur l’œil. Comme on en a déjà parlé, un trépied maintiendra votre appareil photo immobile et vous libérera l’esprit.  En effet, si vous vous déplacez sans cesse avec votre appareil photo à la main, il y a de fortes chances que vous projetiez une ombre sans vous en rendre compte.

Lumière continue ou flash ?

Il existe deux principaux types de lumières artificielles :

  • la lumière continue (qui éclaire en continue, comme les ampoules au plafond de chez vous) ;
  • la lumière flash/stroboscopique (qui se déclenche comme le flash du radar que vous avez croisé la dernière fois).

Je vous conseille d’utiliser une source de lumière continue qui est bien plus agréable pour les yeux, au lieu d’utiliser un flash.

« Pourquoi ? »

Simplement car les pupilles se dilatent ou se contractent en fonction de la luminosité, et si cette dernière change et bien la taille de la pupille de votre sujet changera aussi constamment. Avec une lumière constante, l’œil de votre pupille s’adaptera naturellement à la source de lumière et gardera une taille unique.

N’oubliez pas de commencer avec une faible puissance et de loin, afin de ne pas aveugler le sujet avec une explosion de lumière digne d’une bombe nucléaire. Puis ajuster la distance et la puissance.

D’ailleurs, l’autre avantage de la lumière continue c’est qu’elle vous permet aussi de « régler » la dilatation de la pupille comme bon vous semble.

« Mais c’est quoi la bonne taille d’une pupille pour une photo d’iris réussie ? »

C’est un peu comme vous voulez. Utile comme réponse n’est-ce pas ?

Pour vous aiguiller, généralement on cherche à avoir le plus d’iris possible car c’est dans cette zone qu’il y a le plus de motifs intéressants. Et plus d’iris signifie donc une pupille assez fermée, impliquant un bon niveau de luminosité.

Un flash annulaire macro monté autour de l’objectif produira un éclairage uniforme sur l’œil, toutes les zones étant également illuminée et sans ombre. Les cils, bien qu’éclairés directement, ne projettent aucune ombre visible.

Les flashs/stroboscopes sont à éviter car ils feront cligner des yeux à beaucoup de gens (même si sont étonnamment efficaces pour éclairer les yeux car ils sont puissants).

La catchlight

On a déjà vu plus ce qu’était la catchlight, en gros c’est un reflet de la lumière dans l’œil.

La catchlight peut avoir diverses origines : comme la lumière naturelle du soleil, la lumière passant par une fenêtre, votre softbox, mais généralement votre catchlight sera votre keylight (=lumière principale), comme votre softbox par exemple.

Dans le cas où vous utilisez le combo lumière snoot rasante + flash annulaire vous n’aurez pas de catchlight, il faudra dans ce cas utiliser une lampe de poche éventuellement ou une softbox supplémentaire.

Direction de l’éclairage

Réfléchissez à l’orientation de la lumière : si vous utilisez une softbox pour une photo plus large plus vous positionnez votre source sur le côté plus vous aurez d’ombres et de rides visibles sur la partie visible du visage (il n’y a rien de « bien » ou de « pas bien », ça dépend du rendu souhaité). Positionnez le snoot de manière rasante si c’est votre choix.

Un bon point de départ est de placez votre source de lumière (softbox ou fenêtre) sur un côté à 45°. De cette manière l’objectif ne vient pas se mettre entre l’œil et la lumière ce qui bloquerait la lumière et projetterait une ombre. D’ailleurs, c’est aussi le bon angle pour faire apparaître la catchlight. Ensuite vous pouvez ajuster cet angle en fonction du rendu souhaité.

Une autre approche si vous voulez le moins de reflets possible ou de catchlight dans l’iris est de placer votre source lumineuse directement à côté de l’œil à 180° avec un snoot par exemple. Mettre la lumière en sidelight va aussi permettre de donner du relief à la texture de l’iris.

Astuce

Si vous vous retrouvez dans une configuration où vous placez une ou des sources lumineuses près de votre sujet, demandez-lui de fermer les yeux tant que vous ne déclenchez pas.

Ainsi, la luminosité ne fatiguera pas inutilement ses yeux. Une fois que votre sujet a ouvert les yeux, laissez-lui quelques instants pour s’adapter. Une fois la taille de la pupille stable : déclenchez !

Attention aux yeux

Gardez à l’esprit que le sujet ne doit JAMAIS regarder directement dans la lumière. C’est très inconfortable et votre sujet commencera à plisser les yeux. De plus, fixer une lumière vive pendant trop longtemps peut endommager l’œil de votre sujet.

Et comment va-t-il regarder sa photo s’il est devenu aveugle ?

https://www.pexels.com/fr-fr/photo/vue-magnifique-eleve-cils-6124488/

Étape 3 : les réglages

Ouverture

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais retenez que la profondeur de champ de votre objectif est extrêmement réduite en macro. La profondeur de champ c’est la zone de netteté acceptable devant et derrière le plan focal (=là où vous faîtes la mise au point).

La profondeur de champ est très faible en macro comme on peut le voir
https://unsplash.com/fr/photos/0VEpqskYPgI

Par abus de langage on dit souvent qu’une grande profondeur de champ permet d’avoir une photo plus nette, mais c’est vrai sans être vrai. En effet, rigoureusement, seul l’endroit où vous faîtes la mise au point est réellement net, le reste sera toujours moins net.

Mais bien sûr, une petite ouverture va donner une plus grande profondeur de champ et donc améliorer cette sensation de netteté globale. Évitez donc d’utiliser une grande ouverture comme f/1.8 pour photos de globales oculaires visqueux.

Utilisez plutôt des ouvertures plus petites, visez comme f/5.6, f/11 voire f/16, pour augmenter la profondeur de champ.

Remarque

En macro la profondeur de champ sera toujours faible quel que soit le l’ouverture utilisée. Et ce qui va être crucial c’est aussi et surtout une mise au point correcte.

L’ouverture que vous choisirez dépendra des détails de l’œil que vous souhaitez mettre en valeur dans votre photographie. Jouez avec l’ouverture pour voir comment son réglage modifie le rendu et vos autres réglages.

Mode de prise de vue

Dans la plupart des cas, le temps de pose n’est pas aussi important que l’ouverture pour la macrophotographie.  Vous pouvez donc vous mettre en priorité à l’ouverture et laisser votre appareil photo choisir automatiquement le temps de pose.

En effet, votre sujet ne sera pas en mouvement et que votre but sera surtout d’ajuster en fonction de la profondeur de champ !

Temps de pose

Avec une si petite ouverture, vous devrez probablement ralentir le temps de pose pour compenser le peu de lumière atteignant le capteur (ou augmenter vos ISO).

Et avec un temps de pose plus long, à main levez, vous devrez faire très attention à ne pas déplacer l’appareil photo car vos mouvements seront plus perceptibles et enregistrés : d’où l’intérêt du trépied et le déclencheur à distance ! (Vous aimez le mouvement ? Je parle du mouvement intentionnel de l’appareil photo ici).

Globalement le but est d’utiliser un temps de pose suffisamment court pour éliminer le flou de mouvement de l’œil qui bouge constamment et le flou de bougé que vous pouvez produire à main levée.

Comme l’iris est rempli de lignes et de formes détaillées, même la plus petite quantité de flou peut anéantir votre photo.

Vérifiez toujours votre temps de pose avant de photographier : assurez-vous qu’elle ne descende pas en dessous de 1/60 s. C’est un repère, mais généralement tout ce qui est plus long que cette valeur peut provoquer un flou de mouvement et ruiner votre photo.

Que faire si le temps de pose choisi par l’appareil photo est plus long que 1/60 s ? Plusieurs options s’offrent à vous :

  • ajouter des lumières ou augmenter leur puissance mais attention aux yeux du sujet et aux reflets et ombres ;
  • agrandir l’ouverture pour laisser entrer plus de lumière (exemple vous êtes réglé sur f/11, passez à f/8) mais la profondeur de champ se réduira ;
  • augmenter vos ISO mais attention au bruit numérique.

À main levé, il est recommandé d’avoir un temps de pose 1/100 s voire 1/160 s pour éviter d’enregistrer le flou de bougé. Donc utiliser un trépied vous permettra de régler un temps de pose un peu plus long (1/60 s comme on a vu juste avant).

ISO

Je fais le même petit laïus sur chacun de mes articles mais : il ne faut pas avoir peur d’augmenter ses ISO. Comme je le dis à chaque fois, il vaut mieux une photo avec un peu de bruit qu’une photo inexploitable.

Surtout que très peu de photographes réalisent de grandes impressions (là où le bruit sera le plus visible).

Alors oui, plus on augmente nos ISO plus on aura de bruit numérique visible, mais de nos jours on peut pousser un peu sans trop craindre de voir apparaitre ces petites tâches souvent indésirables.

De manière générale ne laissez jamais vos ISO en automatique pour éviter toute mauvaise surprise. Utiliser un limitateur de plage. Dans cet article je parle de la combinaison de deux réglages extrêmement intéressants qui permettent d’avoir toujours la valeur ISO optimale automatiquement.

Essayez de ne pas dépasser :

  • 800-1600 ISO sur capteur APS-C ;
  • 1600-3200 ISO sur capteur 24×36.

Le but du jeu est d’avoir les ISO les plus bas possibles ici et de les toucher qu’en dernier recours. Régler d’abord l’ouverture, puis le temps de pose, et enfin les ISO pour compenser le reste.

Où faire la mise au point ?

Comme je vous le disais, en photo, et notamment en macro la mise au point est très importante. Une mise au point ratée est souvent synonyme de photo ratée en macro comme la zone de netteté acceptable est de quelques millimètres seulement.

En général, en photo d’iris on fera la mise au point sur la pupille. L’œil du spectateur est généralement immédiatement attiré par cette partie de l’œil, c’est donc un excellent moyen de créer une bonne photo.

« Ok mais je m’y prends comment ? »

C’est une vaste question, je pourrais dédier un article entier à la mise au point en macro. Hélas, cet article commence à être long, et je dois donc abréger (vos souffrances).

  • Vous pouvez commencer par faire la mise au point automatique pour une première mise au point grossière. Mais généralement, ça ne sera pas suffisant l’autofocus ne fonctionnera pas et il faudra donc passer en mise au point manuelle et ajuster… manuellement.
  • Pour faire la mise au point manuellement passer de « AF » à « MF » sur votre objectif, et tournez la bague de mise au point jusqu’à ce que les détails que vous voulez mettre en évidence dans votre photo soient mis au point.

Bon, c’est bien gentil mais ça reste généralement assez imprécis. Donc pour ceux qui veulent aller plus loin je vous conseille de ne pas en rester là.

Deux possibilités :

  1. Mettre l’appareil photo en mode rafale et avancer et reculer légèrement l’appareil photo. Ce qu’on espère c’est que « dans le tas » il y ait une photo avec une mise au point satisfaisante. Vous pouvez faire ça à main levée, sur un trépied ou un monopode.
  2. Utiliser un rail électrique motorisé comme déjà vu dans la section matériel.

Et je vous rassure, en macro, c’est extrêmement courant d’avoir 95% de ses photos ratées, principalement à cause de la mise au point. Donc rassurez-vous, c’est comme ça pour tout le monde.

https://www.pexels.com/fr-fr/photo/personne-vue-oeil-magnifique-4121712/

Étape 4 : pendant la prise de vue

Pas bouger

Lorsque vous prenez une photo macro, vous vous rendez compte que même des mouvements mineurs peuvent rendre votre image floue. C’est pourquoi il est essentiel de garder votre sujet et votre appareil photo immobiles autant que possible pendant la prise de vue. Ou du moins stable et sans vibration si vous faîtes la technique du « avancer-reculer » pour prendre des photos comme on l’a vu avant.

Comme on l’a déjà vu (mais la répétition c’est la base de l’apprentissage) cela passe par :

  • Une bonne position du sujet allongé avec des coussins, assis avec un support pour menton… Assurez-vous qu’il est dans une position confortable et que son cou est suffisamment soutenu pour l’empêcher de bouger.
  • Avoir son appareil photo sur un trépied pour qu’il reste stable.
  • Utiliser un déclencheur à distance pour déclencher ou le retardateur de votre appareil photo. Vous éviterez ainsi de toucher votre appareil et de provoquer un flou de mouvement une fois que vous aurez appuyé sur le déclencheur.

Une fois que votre sujet est bien installé, mettez en place l’éclairage et faîtes la mise au point votre comme on l’a vu juste avant.

Décidez de la direction des yeux du modèle

Le regard droit dans l’objectif vous permet d’obtenir une photo de l’iris et de la pupille, c’est la direction « classique » pour ce type de photo.

Si vous souhaitez photographier l’œil sous un angle différent, demandez au modèle de suivre de ses yeux un objet quelconque (par exemple un crayon que vous tenez dans votre main) afin de trouver l’angle de prise de vue le plus approprié. De cette manière vous allez pouvoir diriger l’œil au degré près et cela évitera que l’œil ne bouge n’importe où !

N’ayez pas peur d’expérimenter

Une fois que vous avez pris vos photos sûres, vous pouvez vous laisser aller à plus d’expérimentation, parfois on se retrouve avec un coup de cœur imprévu !

Voici quelques pistes créatives :

  • essayer différents angles de vue, tant du modèle que de l’appareil photo ;
  • déplacer la source de lumière pour obtenir des reflets originaux et une couleur optimale des yeux ;
  • utiliser les reflets de l’arc-en-ciel avec un prisme ;
  • ne pas se limiter aux yeux humains, vous pouvez aussi photographier les yeux des animaux.
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/femme-anonyme-avec-lumiere-arc-en-ciel-sur-le-visage-3867210/

Se servir des yeux comme d’un miroir

C’est une autre idée créative que je vais détailler un peu. C’est un type de photo qui permet d’ajouter un attrait artistique à votre photo macro d’iris. Le principe est simple : refléter un objet dans l’œil de votre sujet.

Il peut s’agir d’un objet spécifique, du reflet d’une autre personne ou d’un paysage, peu importe finalement c’est vous qui décidez.

Pour l’éclairage, il faudra placer une source lumineuse puissante près du modèle et il faudra aussi une que l’objet reflété soit suffisamment éclairé sinon on ne le verra pas !

L’objet doit se trouver sur le côté du modèle et son reflet doit se trouver directement dans l’iris. Je recommande l’utilisation d’un trépied pour ce type d’opération.

https://www.pexels.com/fr-fr/photo/brun-vue-oeil-eleve-9812938/

Étape 5 : post-traitement

Je le dis souvent (et je ne suis pas le seul ni le premier) mais le développement c’est la moitié du processus photographique. Historiquement, la photographie ça a toujours été 2 grandes étapes :

  1. la prise de vue ;
  2. le post-traitement.

Vous passez du post-traitement c’est scier la branche sur laquelle vous êtes et tirer une balle dans votre pied (oui en même temps).

Je vous conseille vraiment de photographier en RAW et de développer sur un logiciel comme Adobe Lightroom.

Faire ressortir les détails

La première étape consiste à ajuster vos paramètres de base : blanc, noir, luminosité et balance des blancs.

Ensuite, augmentez le contraste pour faire ressortir les détails, puis réglez les hautes lumières et les ombres. Cela permet de faire ressortir la profondeur de l’iris.

Vous pouvez également modifier le niveau de noir et blanc pour affiner le contraste de l’image.

Enfin, utilisez la vibrance et la saturation pour faire ressortir les couleurs de votre photo d’œil. Allez-y tout en finesse, histoire que ça reste crédible, il ne faut pas hésiter à faire une pause dans votre post-traitement et y revenir le lendemain ou 2-3 jours après. Quand on passe des heures à post-traiter, on a plus trop conscience de ce qu’on a fait.

La touche finale : les curseurs « clarté » et « texture » qui vont permettre de faire ressortir les détails.

Recadrez (mais pas trop)

En fonction de votre matériel, il se pourrait que votre photo finale soit un peu décevante. Et souvent cela vient du fait que vous n’avez pas pu photographier d’assez près l’iris (ça peut aussi venir d’un manque de netteté ou d’une exposition incorrecte).

Alors, c’est à vous de décider du cadrage, tout le monde n’a pas le même avis ni la même intention photographique, donc le choix vous revient (pas trop la pression ?).

Il vous suffit d’utiliser l’outil de recadrage pour recadrer votre photo disponible dans de nombreux logiciel de développer et retouche (et même sur internet).

N’hésitez pas à utiliser les différentes grilles qui vous sont proposées pour recomposer votre photo au passage si besoin. Vous n’êtes pas obligé de toujours placer l’iris au milieu (bien qu’avez un ratio carré c’est sympa). Vous pouvez également expérimenter d’autres compositions.

Attention à ne pas trop recadrer, car cela peut affecter la qualité de votre image notamment si :

  • vous avez peu de pixels (effets pixellisez),
  • vous avez des ISO élevés (effet granuleux du bruit numérique).

Ne vous débarrassez donc que des parties dont vous n’avez pas besoin.

Si vous cherchez un peu d’inspiration, le photographe français Emmanuel Leconte a fait de la photographie d’iris l’un de ses domaines de prédilection. Son style c’est : l’iris uniquement sur fond noir et avec divers effets.

https://www.pexels.com/fr-fr/photo/vue-cils-iris-vision-4127849/

Utiliser un Smartphone

Si vous n’avez pas d’appareil photo, un smartphone peut aussi faire l’affaire ! Ce sont les mêmes conseils que vous devrez appliquer. D’ailleurs si vous pouvez le mettre sur un trépied c’est mieux !

Les seuls conseils spécifiques sont :

  • N’utilisez pas la caméra frontale mais celle qui a au dos de votre smartphone, elle est de meilleure qualité.
  • Utilisez le mode de prise de vue macro : de nombreux smartphones disposent d’un mode macro spécial, qui vous permet d’obtenir une photo macro des yeux plus détaillée qu’avec les paramètres standards.
  • Si vous avez de la chance, votre smartphone peut même avoir son propre « mode œil » pour faciliter la capture de photos en gros plan.
  • Utilisez (de préférence) un objectif macro spécial pour smartphone : vous obtiendrez des résultats encore meilleurs. Vous en trouverez moulte sur l’internet ou dans des grands magasins et des magasins d’électronique. Assurez-vous de choisir celui qui convient au modèle de votre téléphone.
  • J’ai aussi beaucoup vu « la technique de la goutte » qui a été très populaire à un moment notamment sur Tik-Tok (bonjour la référence). Cela consiste à mettre une goutte d’eau sur l’objectif de votre smartphone pour avoir un effet loupe. Et je parle bien de goutte, pas de mettre votre smartphone sous le robinet !

Si vous comptez publier uniquement sur les réseaux sociaux, une photo d’iris avec smartphone peut largement concurrencer voire faire mieux que certains vieux appareils photos, surtout si vous faîtes un peu de retouche.

https://www.pexels.com/fr-fr/photo/cils-iris-vue-vision-5099048/

Les problèmes que vous pourriez rencontrer sur ce type de photo et les solutions

« Ma photo est flou, ça manque de netteté « 

  • Passer en mise au point manuelle si ce n’est pas déjà fait
  • Positionnez bien (ou mieux) le sujet, il doit être immobile et toujours à la même distance. Calez sa tête allongé sur des coussin ou avec un support pour menton.
  • Votre profondeur de champ est peut-être trop faible, dans ce cas il faut réduire la taille de l’ouverture (donc augmenter le chiffre), et ajouter lumière (ou allonger le temps de pose à 1/60s maximum ou augmenter les ISO pour compenser).
  • Faîtes fixer un objet précis à l’œil pour éviter qu’il ne bouge.
  • Utilisez un trépied.
  • Utilisez un déclencheur à distance ou le minuteur de votre boîtier.

« Je manque vraiment de lumière »

C’est ce qui peut arriver quand vous travaillez avec une petite ouverture et en macro, dans ce cas :

  • Allongez votre temps de pose : jusqu’à 1/60 s ou 1/100 s
  • N’utilisez jamais de flash (intégré ou cobra)
  • Augmentez vos ISO jusqu’à 800, 1600 ou 3200 ISO
  • Pour ce type de photo une ring light (lumière annulaire) peut être intéressante, elle va donner une catchlight dans votre œil et va éclairer de manière uniforme votre œil (voir ci-dessous), le photographe a d’ailleurs parfaitement aligner le bord de la pupille avec la ringlight !
https://unsplash.com/fr/photos/7H41oiADqqg

« J’ai des reflets indésirables dans mon œil »

Vous devez être en environnement contrôlé.

  • Travaillez avec une seule source de lumière pour commencer (ajoutez éventuellement les autres une à une pour comprendre d’où vient ce reflet)
  • Si votre source est une fenêtre, fermez les autres.
  • Eteignez tous les appareils, écrans, loupiotes qui traînent dans la pièce.
  • Vous devez identifier quels sont ces reflets exactement : enlever les objets et les sources lumineuses qui se reflètent
  • Changez la direction du regard de l’œil (attention à la position de votre lumière) ou changer l’angle de prise de vue (attention à mise au point).
  • Positionnez la source lumineuse à 180° par rapport au sujet (donc complètement sur le côté), coiffée éventuellement d’un snoot.
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/vue-cils-iris-vision-4127849/

Conclusion

On arrive à la fin de ce petit tutoriel pour prendre son œil en photo.

Suivez bien chacune des 5 étapes et vous devriez avoir une magnifique photo !

Pour vous inspirez un peu voici un article sur quelques photos d’une exposition sur des iris transformées en planète ici.

Moi je vous laisse ici à vos photos d’iris et je vous dis à bientôt sur les internets MONDIAUX !

J’ai aussi une chaîne YouTube.

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