octobre 26

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Comment prendre des oiseaux en photo (et notamment ceux de votre jardin) ?

Par Gaëtan Berthouly

octobre 26, 2020


Les oiseaux, ces petits êtres tous mignons pour les plus petits, et majestueux pour les plus grands… sans sphincter et ça chie partout.

Les oiseaux c’est sympa, mais c’est très difficile à prendre en photo, du moins comme on le voudrait.

La bonne nouvelle c’est qu’on est pas forcément obligé de partir en forêt pour en prendre un.

Si vous avez un jardin, un parc, ou un arbre (ou un groupe d’arbres) pas loin de chez vous, il y aura sans doutes des oiseaux dont vous pourrez vous rapprocher pour figer une image d’eux éternelle !

Alors aujourd’hui, comme à l’accoutumé, vous allez retrouver ici beaucoup d’informations pour vos photos d’animaux volants à plumes !

Donc pensez comme toujours à vous repérer aux titre et utiliser la fonction rechercher (ctrl+f).

two birds perched on tree branch during daytime
Nikhil Singh @nikhilsingh291

Prendre en photo des volatiles, c’est loin d’être facile !

Ce n’est pas pour vous décourager mais ici je vais lister plusieurs raisons pour lesquelles ce type de photo est difficile.

Si vous commencez en photo, la photo animalière et particulièrement la photo d’oiseau n’est pas ce qu’il y a de plus facile.

Attention à ne pas vous dégoûter ou décourager de la photo !

Le but, dans cet article sera de contrer chacune des difficultés via différentes techniques.

La bonne nouvelle c’est que plus c’est difficile, plus on est fier et récompensé quand on réussit notre coup !

Les difficultés :

-Les oiseaux sont petits et devront être photographiés de loin bien souvent car ils ne vous laisseront pas l’occasion de vous approcher d’eux

-Les oiseaux vivent généralement cachés dans les arbres entre les feuilles et les branches. Prendre une photo d’un oiseau entier dans la nature est un vrai défi !

-Vous prendrez bien souvent les oiseaux avec en arrière plan de l’eau ou le ciel (si vous les prenez au vol), hélas, cela va bien souvent rendre le réglage automatique de l’exposition par votre appareil sur votre sujet difficile

-Les oiseaux ne sont pas très coopératifs et n’en ont naturellement rien à foutre de prendre la pose ! Il n’est donc pas évident d’avoir une photo nette, avec de surcroit l’oiseau pris à son avantage (avec par exemple de la lumière se reflétant dans ses yeux, avec sa tête de profil).

-Les oiseaux peuvent s’envoler et à moins que vous n’ayez un balais magique, vous ne pourrez que difficilement les (pour)suivre !

Quel équipement et matériel ?

Investissement, coût et choix

Malheureusement, l’équipement photographique va jouer un rôle important dans la photographie des oiseaux sauvages. 

À moins que vous ne vous teniez à proximité ou que vous ne photographiez des canards et des oies (qui n’ont pas peur des gens), il vous faudra investir dans un appareil photo solide et un ou plusieurs télé-objectifs (coûteux).

Quel est donc l’appareil photo qui convient le mieux à la photographie d’action rapide ? 

Il vous faudra de préférence un appareil capable :

-de supporter une vitesse d’obturation d’au moins 1/2000 s avec 6 à 9 ips (images par seconde)

-une mémoire tampon d’appareil assez grand pour pouvoir supporter de longues rafales 

-un bon système d’autofocus pour une mise au point rapide de votre appareil. 

Tout appareil photo numérique moderne (qu’il soit DSLR ou sans miroir) devrait être capable de prendre des photos à 1/2000 de seconde et plus. 

Les boîtiers comme le Nikon D500 ou le Canon 7D Mark II ont ce type de caractéristique par exemple et sont adaptés à la photographie d’action rapide et de la faune.

Mais si vous possédez déjà un reflex numérique d’entrée de gamme, cela ne signifie pas que vous ne pourrez pas capturer d’oiseaux (et que vous êtes obligés d’acheter un autre boîtier).

Cela signifie simplement que vous aurez moins de chances ou plus de difficultés à obtenir une bonne photo : simplement parce que votre appareil n’est pas assez rapide. 

La chose la plus importante à retenir est que : la vitesse de mise au point, tant sur l’appareil que sur les objectifs, est bien plus importante que le nombre d’images pris par seconde.

selective focus photography of man holding black DSLR camera

Quels objectifs sont bons pour la photographie des oiseaux ?

Il est difficile de répondre à cette question, car tout dépend de l’argent que vous êtes prêt à investir dans un objectif. 

Ne vous ruinez pas, si vous n’avez pas les moyens faîtes avec ce que vous avez !

Beaucoup de photographes d’oiseaux diront qu’ils ne peuvent pas se passer d’objectifs 200-400mm, 400mm, 500mm, 600mm ou 800mm, de préférence avec stabilisation optique et téléconvertisseurs (pour certains). 

Par exemple le Nikon 500mm f/4E FL VR se vend actuellement à environ 8700 € , tandis que le 600mm f/4E FL VR coûte environ 10 000 €, tandis que le 800mm f/5,6 coûte autant qu’une voiture neuve ! 

Tout ça, c’est très cher et seuls les professionnels qui gagnent de l’argent en vendant leurs images et les personnes ayant un grand portefeuille peuvent acheter ce type d’objectifs.

Si vous êtes de ceux-là, l’une des meilleures combinaisons pour la photographie d’oiseaux serait quelque chose comme le Nikon D5 ou D500 + un des objectifs mentionnés ci-dessus + 1,4x TC (TeleConverter), qui vous donnera les meilleures performances et la meilleure portée.

C’est bien évidemment un exemple, ça évolue vite ! 

Vous devrez acheter un bon trépied robuste + des accessoires (piles, cartes mémoire, etc.). 

Les objectifs Nikon

En objectif plus abordables : le petit et léger Nikon 300mm f/4E PF VR + 1.4x/1.7x TC ou le zoom téléobjectif comme le Nikon 200-500mm f/5.6E VR donneront également d’excellents résultats.

Les objectifs Canon

Du côté de Canon, les choix seront similaires et aussi abondants que ceux de Nikon, avec de nombreuses options intéressantes. 

Outre le super-téléobjectif de 400 à 800 mm, il existe d’autres options à prix plus avantageux, comme le Canon 300 mm f/4L IS + 1,4x TC, ou le Canon 400 mm f/5,6L (mais pas d’IS).

Objectifs d’autres marques

Tamron et Sigma produisent tous deux de superbes télé-objectifs qui sont très biens pour la photographie des oiseaux. 

Le 150-600 mm VC G2 de Tamron est excellent et si vous préférez Sigma, vous avez deux options : le Sigma 150-600 mm Contemporain et le 150-600 mm Sport.

D’autres gammes d’appareils photo de marques comme Sony et Fuji n’ont peut-être pas encore de super téléobjectifs de qualité professionnelle.

Mais vous trouverez d’autres offres solides adaptées à la photographie d’oiseaux, comme les objectifs à ouverture variable de 100-400 mm, qui pourraient être d’excellents candidats pour la photographie d’oiseaux.

green and yellow bird on branch
Shaun Bell @shauncolinbell

La taille du capteur et l’effet de croping

Jusqu’à présent, tout ce qui a été mentionné ci-dessus en termes de distance focale concerne uniquement les objectifs. 

Une fois monté sur un boîtier, la taille du capteur du boîtier aura également un impact sur le champ de vision.

C’est-à-dire sur ce que vous voyez réellement dans le cadre et dans l’image. 

Par rapport aux capteurs plein format, les capteurs plus petits offrent généralement une meilleure portée. 

Tous les appareils Nikon DX ont un facteur de croping de l’odre de 1,5x tandis que ceux de Canon ont un facteur de 1,6x. 

Ainsi, le champ de vision réel, que certains photographes appellent « longueur focale équivalente » (c’est-à-dire équivalente à celle d’un 35 mm / full frame) peut être calculé approximativement en multipliant ce “crop factor” par la longueur focale totale de l’objectif (téléconvertisseur inclus). 

Par exemple, l’objectif Nikon 300 mm f/4 avec un téléconvertisseur 1,4x (420 mm au total) monté sur un appareil photo DX aura un champ de vision équivalent à celui d’un objectif 630 mm (420 mm x 1,5) sur un capteur plein format (FX). 

En d’autres termes, si vous photographiez un oiseau à une distance d’environ 3 mètres et que vous pouvez remplir votre cadre avec l’oiseau en utilisant un objectif Nikon 300 mm f/4 avec un téléconvertisseur 1,4x sur un appareil photo DX, vous aurez besoin d’un objectif 630 mm (=300 x 1,5 x 1,4) si vous photographiez avec un appareil photo plein format / FX pour remplir le cadre de la même manière.

Pouvoir atteindre les oiseaux à distance sans les distraire est une part importante de la photographie d’oiseaux.

Et combiner un long télé-objectif avec un boîtier à capteur DX offre certainement plus de possibilités pour une observation (et une prise de photo) réussie des oiseaux. 

L’inconvénient d’un capteur à crop « factor », cependant, est la quantité de bruit sur les images à des niveaux ISO élevés.

DONC une meilleure portée ne se traduit pas nécessairement par une meilleure qualité. 

Les capteurs plein format contrôlent mieux le bruit que les capteurs qui crop, surtout dans des conditions de lumière difficiles. 

Les deux ont donc des avantages et des inconvénients :

-Le DX vous donne généralement une meilleure portée/

-Tandis que le FX vous donne une meilleure qualité. 

Garder une vitesse d’obturation rapide et conserver une faible sensibilité ISO nécessite beaucoup de lumière, surtout avec une combinaison d’objectifs ayant une ouverture maximale de f/5,6. 

C’est pourquoi, dans des situations de faible luminosité, il est recommandé de prendre des photos sur un trépied à des vitesses d’obturation plus lentes plutôt que de monter la sensibilité ISO et d’avoir des images avec beaucoup plus de bruit. 

L’ornithologie consiste à conserver les détails et à obtenir des images nettes : personne n’aime les photos d’oiseaux floues (sauf votre ami détestable le pseudo artiste iconoclaste que vous ne pouvez pas comprendre). 

Le bruit peut souvent être traité en post-traitement, mais les détails perdus ne peuvent être récupérés (PERDU C’EST PERDU, comme le pain).

black dslr camera on tripod

Et le trépied ?

Si vous utilisez des objectifs à longues focales, un bon trépied SOLIDE vous sera très utile.

Les grands objectifs ont besoin d’un support pour créer des images nettes et pour les rendre facile à utiliser.

Un mauvais trépied, avec une tête bon marché, sera plus problématique qu’autre chose.

Si vous achetez un trépied, mettez-y le prix, ou économisez, mais n’achetez pas un trépied tout pourri, c’est de l’argent gâché.

Assurez-vous que votre trépied est solide, avec une tête fluide dans ses mouvement et qu’il se verrouille bien.

Vérifiez, deux fois , trois fois, que la plaque du trépied résiste bien au secousse et aux charges que vous allez lui faire supporter.

La dernière chose que vous voulez, c’est de voir des milliers d’euros de matériel photo se détacher et tomber sur le sol en béton OU DANS LA FLOTASSE !

Si vous utilisez un gros super-téléphoto, pensez à une tête à cardan. Cela facilitera grandement la prise de vue panoramique et le déplacement de l’objectif.

Si vous utilisez des objectifs lourds comme un 500 ou 600 mm, un bon système de trépied (un trépied + une tête de trépied) est indispensable, tout simplement parce qu’il n’est pas pratique de tenir ces objectifs à la main.

L’idéal est d’avoir des pieds solides en fibre de carbone qui peuvent supporter un poids important et une tête de trépied, comme le Wimberley WH-200.

Ce type de trépied est capable de supporter des objectifs lourds et offre suffisamment de flexibilité pour photographier des oiseaux en vol. 

Enfin, optez pour le système d’attache rapide Arca-Swiss, car c’est à peu près la norme actuelle pour la manipulation de matériel lourd.

En résumé : ne sous gérez pas la partie trépied.

Prenez-en un solide, fluide et mettez-y le prix.

PRENDRE DES OISEAUX DEPUIS CHEZ SOIT

Si vous voulez vous donner un avant-goût de la photo d’oiseaux ou que vous avez tout simplement la flemme de partir de chez vous.

Dans cette partie nous allons voir comment photographier nos potos les oiseaux posés tranquillement chez nous.

Se créer un studio à oiseaux dans son jardin

Oui oui oui, il existe les studios pour humanoïdes alors pourquoi pas pour les animaux et plus spécifiquement les oiseaux ?

1.Tout d’abord vous allez avoir besoin d’un mangeoir à oiseaux (de préférence à l’épreuve des écureuils si il y en qui vivent autour de vous => sinon ils vont tout bouffer).

Installez votre mangeoire à oiseau assez éloigné de tout autres branches, arbres ou endroit où les oiseaux se posent (le but c’est que les oiseaux viennent sur VOTRE branche).

Remplissez le mangeoire, et laissez-le une semaine vivre sa vie sans vous le temps que les oiseaux repèrent cette source inespérée de nourriture.

Vous n’avez pas nécessairement besoin d’une vue directe sur votre ami le mangeoire (mais si vous pouvez obtenir ça depuis l’intérieur de votre chez-vous, c’est LE TOP).

2.Ensuite, trouvez une belle branche d’arbre d’environ 1 mètre – 1 mètre 50 de long (soit à peu près ma taille).

Prenez soin de préparer votre branche en enlevant les éventuelles feuilles et sous-branches trop petites pour que les oiseaux puissent se poser dessus, ces éléments indésirables risquent aussi de cacher les oiseaux ou peuvent venir encombrer votre arrière-plan (ça reste à votre convenance si vous pensez pouvoir gérer ces éléments, et que vous souhaitez les voir dans votre arrière et premier plan vous pouvez les laisser !).

Creusez un trou de 15 à 30 cm de profondeur à environ 1 mètre de votre mangeoire et plantez votre branche dedans.

3.Si vous construisez votre studio dans votre jardin, vous pouvez l’installer juste devant une fenêtre pour vous permettre de prendre vos photos confortablement et discrètement depuis chez vous.

4. Puis positionnez votre appareil photo et télé-objectif sur un trépied, ce qui vous permettra de ne pas être obligé de trop bouger votre appareil photo (=> les mouvements feront fuir vos sujets quelques peu méfiants sur vos intentions).

5. Enfin installez votre corps dans une chaise longue de jardin par exemple, aussi près de votre perchoir que votre caméra puisse vous le permettre au niveau de son focus (qui doit être net !)

6. Pour préparer votre prise de photo, faîtes une première mise au point préventive sur la perche, afin que vous puissiez rapidement refaire une mise au point sur un être à plume.

Remarque : si votre objectif est équipé d’un limiteur de plage de mise au point qui l’empêche d’essayer de faire la mise au point à de plus grandes distances, utilisez-le : cela améliorera la vitesse de l’autofocus.

Maintenant que vous vous êtes installé, attendez pendant environ 20 minutes ou jusqu’à ce que les oiseaux les plus courageux commencent à revenir sur le mangeoire et le perchoir.

Lorsqu’un nouvel oiseau arrive, attendez qu’il fasse un tour au mangeoire ; il sera moins facilement effrayé une fois qu’il aura goûté à la nourriture.

Déplacez-vous le plus doucement possible pour ne pas les effrayer. Plus vous resterez longtemps, plus vos photos seront belles.

Choisissez un endroit avec un bonne lumière en frontlight et un bel arrière-plan, si possible. 

Idéalement, le soleil devra être derrière vous et bas dans le ciel. L’arrière-plan devrait être simple, comme des feuilles vertes, à une distance d’au moins 1,5 mètre. 

Si l’arrière-plan est trop proche, vous n’obtiendrez pas un beau flou d’arrière-plan. 

Si vous n’avez pas un bel arrière-plan, prenez des photos d’arbres “floues” en focus manuel, imprimez un grand poster et placez-le derrière votre perchoir. Vous pouvez également peindre un grand tableau avec des nuances de vert ou acheter une bâche de camouflage. 

De toute façon, la mise au point ne sera pas nette ! Donc le fond sera très peu détaillé.

Si vous ne trouvez pas un bon éclairage, utilisez un flash à distance pour déboucher les ombres et ajouter un effet de “catch-light” dans les yeux de vos sujets (lumière qui se reflète dans les yeux). 

Placez le flash aussi près que possible de la zone de perchage et surélevez-la légèrement au-dessus des branches. 

Dirigez le flash vers un parapluie afin qu’il éclaire toute la zone de perchage et que la lumière soit plus homogène et douce. 

N’oubliez pas de mettre un sac de sable (ou quelque chose de lourd comme des cailloux) sur le pied de la lampe pour empêcher le vent de la renverser.

Les studios d’oiseaux augmentent vos chances d’obtenir des photos d’oiseaux parfaites : un bon éclairage, une belle pose et un joli arrière-plan flou.

Ils vous permettent d’obtenir des photos détaillées et proches avec un arrière-plan “flou”.

greyscale photo of big bird
Zdeněk Macháček @zmachacek

Pimentez ses photos de studio

Au bout de quelques jours, vous remarquerez que les mêmes oiseaux reviendront encore et encore. 

Pour que la prise de photo et les photos restent intéressantes : maintenez la flamme. Essayez de vous surpasser :

  • Utilisez une fausse branche “décorative” avec plus d’élément comme des feuilles, des baies et des fleurs (ça apportera de nouveaux éléments à votre photo, et ça pourrait éventuellement attirer de nouveaux oiseaux).
  • Faîtes une série de photos en mettant l’accent sur le travail de la lumière dans les yeux de vos sujets.
  • Remplissez l’ensemble de votre photo avec les plus petits oiseaux (utilisez un tube d’extension pour faire la mise au point de plus près).
  • Voyez à quel point la vitesse d’obturation peut être lente en diminuant la sensibilité ISO, en augmentant le nombre de diaphragmes et en prenant des centaines de photos en espérant que l’oiseau reste immobile pour une seule d’entre elles.
  • Captuer les comportements intéressants, tels que l’allofeeding.
  • Prenez une vidéo en gros plan
  • Recherchez les photos du même oiseau prises par d’autres photographes et essayez d’obtenir une image plus belle ou plus détaillée

N’oubliez pas d’être patient.

Si certains oiseaux sont présents toute l’année, un grand nombre est migratoire. 

Au printemps et à l’automne en particulier, vous aurez des visiteurs au hasard que vous ne verrez peut-être qu’une seule fois.

Vous pouvez aussi utiliser votre studio hors de votre jardin, mais chez-vous, c’est déjà une première étape !

gray-and-black mallard ducks flying during day time
Gary Bendig@kris_ricepees

Comment faire poser un oiseau ?

Les oiseaux, et surtout les petits oiseaux, ont tendance à bouger souvent et rapidement.

Même si ils ne sont pas entrain de courir ou de voler, ils bougent constamment pour guetter tout potentiel danger.

Et d’ailleurs vous serez considéré comme tel.

Et je comprends parfaitement les oiseaux quand on voit le nombre d’être vivants que tuent les humains !

C’est finalement un peu comme un modèle qui change constamment de pose (voir plus rapidement qu’un modèle).

Et donc, comme pour un modèle, il vous faudra shooter constamment et très souvent (attention donc à votre mémoire + votre autonomie de batterie).

Plus tard, vous supprimerez les photos déchets.

D’abord, qu’est-ce qui fait qu’une photo d’oiseau est réussie ?

  • L’oiseau est parfaitement net : ce qui requiert de shooter entre les mouvements de l’oiseau et non pas pendant (plus facile à écrire qu’à faire) et d’où l’intérêt de prendre constamment en rafal.
  • Il y a un reflet de lumière naturel dans les yeux
  • La tête de l’oiseau est prise de profil, ou alors dans votre direction mais légèrement désaxée, en effet : bien peu d’oiseau sont à leur avantage de pleine face !
  • L’oiseau n’est pas caché derrière des branches ou des feuilles
  • Une photo d’un oiseau en pleine action comme : chasser, manger, voler ou prenant soin de ses petits est aussi bien plus intéressante qu’une photo assez classique d’un oiseau perché 

Bien prendre en photo les oiseaux perchés

Comme pour les portraits d’êtres humanoïdes.

Prendre d’en-dessous n’est que rarement flatteur pour votre sujet.

Après si vous le détestez prenez le bien d’en-dessous.

Si vous avez le ciel en arrière plan, va faire que votre oiseau sera sous-exposé.

DONC pour avoir de meilleurs photos, trouvez un endroit où vous pouvez prendre votre sujet au niveau des yeux.

Ça s’applique à tout ce qui a des yeux d’ailleurs.

Si vous avez des arbres dans votre jardin ou près de chez vous.

Vous positionner à une fenêtre à l’étage est une bonne idée !

Par rapport à la branche, l’idéal et quelle se trouve “derrière” l’oiseau, et non devant.

De cette manière la branche ne “coupe” pas l’oiseau.

Vous pouvez aussi utiliser la branche comme un outil de composition (les lignes, ça attire l’oeil).

Si vous n’arrivez pas à avoir l’ensemble de l’oiseau net, il faudra au moins avoir la tête nette et notamment l’oeil vers vous net, de manière général vous devrez faire la mise au point sur cet oeil.

Soyez patient et attendez que l’oiseau agisse naturellement. Les images avec un oiseau assis sur un banc sont ennuyeuses, alors essayez plutôt de capturer une action intéressante.

Utilisez une cache chaque fois que cela est possible. 

L’une des meilleures cache c’est votre voiture : vous pourrez vous approcher d’un oiseau sans l’effrayer avec votre véhicule. 

Les oiseaux n’ont généralement pas peur des voitures et vous pourriez vous approcher assez près et prendre des photos étonnantes.

Les caches de chasse fonctionnent aussi très bien si vous trouvez le bon endroit, comme un étang ou une mangeoire.

Avoir un prolongateur de flash d’appareil photo comme le « Better Beamer » est très utile pour le flash d’appoint, en particulier pour photographier les oiseaux sous les feuilles des arbres ou dans des zones plus sombres.

Essayez de vous positionner au maximum dos au soleil. 

Préférez prendre vos photos soit tôt le matin, soit au crépuscule. 

Vous constaterez que le début de la matinée ou la fin de l’après-midi offrent les meilleures possibilités, car les oiseaux sont actifs et sont généralement occupés à chercher de la nourriture. 

Le matin : c’est le moment où les oiseaux sont les plus actifs.

Essayez de ne pas prendre de photos d’oiseaux en vol pendant une journée nuageuse. 

Les photos d’oiseaux sur fond blanc ou gris ne sont pas très belles et sont difficiles à traiter en post-traitement.

Sur l’arrière-plan, la photo d’oiseaux en hiver (selon le climat) donne généralement de meilleurs résultats, tout simplement car les branches des arbres sont claires et que les oiseaux ne peuvent pas se cacher derrière les feuilles (qui sont tombées). 

Pour les oiseaux de rivage et autres oiseaux aquatiques qui ne s’assoient pas sur les branches, la meilleure façon d’obtenir un bon isolement du sujet est de le poser sur le sol/sable lorsque l’oiseau est hors de l’eau.

hummingbird in mid air
Bryan Hanson @bryanhanson

Le cas des colibris

Le colibris, est un cas particulier dans la photo d’oiseau.

Pourquoi :

  • Il vous faudra un mangeoire spécifique
  • La plupart sont très petits, ce qui va vous obliger à avoir une longueur focale plus grande ou vous en rapprocher
  • La plupart des espèces de colibris se sentent à l’aise avec les humains, et si vous restez sans bouger près d’un mangeoire ou d’une fleur pendant 5 ou 10 minutes, ils voleront assez proche de vous, vous permettant de prendre une photo d’eu réussie.
  • Ils restent généralement immobiles (c’est-à-dire en vol stationnaire ou perchés) pendant quelques secondes seulement pendant qu’ils se nourrissent.
  • Quand ils sont en vol ou en vol stationnaire, ils battent des ailes extrêmement rapidement
  • Beaucoup de colibris défendent leur territoire, ici le mangeoire, et vous n’aurez donc probablement qu’un seul visiteur

En plus de devoir installer un mangeoire particulier pour colibris.

Il vous faudra aussi utiliser une vitesse d’obturation beaucoup plus rapide lorsqu’il sera en plein vol.

Les colibris battent des ailes à une vitesse autour des 1/25 s – 1/200 s, cela dépend de l’espèce et de leur comportement.

C’est pourquoi, une vitesse d’obturation calée sur cette fréquence de battement vous permettra de capturer permettra de capturer la plus grande partie d’un battement complet et des ailes bien floues.

Régler votre appareil photo en priorité à l’ouverture, en sélectionnant l’ouverture la plus grande possible de votre téléobjectif (donc le chiffre le plus petit).

Ensuite, choisissez des ISO qui va vous donner une vitesse d’obturation de 1/125 s ou plus rapide avec la lumière que vous avez.

Lors d’un jour ensoleillé, des ISO 400 est un bon réglage pour commencer.

Si vous voulez parfaitement figé le mouvement des ailes, il vous faudra arriver à une vitesse d’obturation au MINIMUM aux alentours des 1/1000 s, mais visez plutôt 1/4000 s.

Avec la plupart des téléobjectifs, cela vous demandera de pousser vos ISO entre 800 et 3200 durant un après-midi ensoleillé et bien plus haut si le temps est nuageux.

Cela va aussi dépendre de la taille de votre capteur (plus il est grand plus vous allez capter de lumière, donc cela vous permet de diminuer votre montée en ISO, ISO qui, rappelons-le peut créer du grain sur vos photos).

Si vous réussissez à obtenir un mouvement figé des ailes.

Déjà BRAVO CHAMPION(NE) !

Mais attention à ne pas crier victoire (“VICTOIRE”) trop tôt.

Car il vous faudra encore réussir à bien cadrer l’animal turbulent et vous devrez donc prendre de nombreuses photos (encore plus qu’avec les autres oiseaux).

Si vous utilisez un flash pour photographier les colibris et une vitesse d’obturation plus lente vous pourrez obtenir un effet fantomatique sur le mouvement des ailes.

Avec l’effet fantomatique, les ailes seront : et figées (quand le flash s’enclenche) et floues (pendant que le clapet de l’obturateur est ouvert).

Il vous faudra l’option de haute vitesse de synchronisation du flash.

Les colibris se percheront lorsqu’ils siroteront du nectar, si un perchoir est disponible. 

Lorsqu’ils sont perchés, vos chances d’obtenir une image nette s’améliorent considérablement.

Si vous voulez cependant les prendre en photo en vol stationnaire.

Qui est une prise de vue courante pour ce type d’oiseau.

Coupez les perchoirs de votre mangeoire. 

À moins que vous ne preniez en photo un colibri perché, vous devrez régler votre appareil photo en mise au point automatique et en rafale continue et prendre des dizaines de clichés.

ASTUCE : si vous voulez prendre une photo d’un colibri près d’une fleur et que vous n’avez pas envie de chasser les oiseaux dans votre jardin, ajoutez quelques gouttes de nourriture pour colibri à une fleur, installez votre trépied et attendez.

blue and brown bird on brown tree trunk
Boris Smokrovic @borisworkshop

Comment approcher les oiseaux les plus timides

Presque tous les oiseaux ont une très bonne vision il est donc quasiment assuré que l’oiseau vous verra toujours le premier !

De plus, chaque oiseau a sa propre « zone de confort » et tolérance aux autres (vous).

Certains oiseaux se laisseront approcher facilement mais d’autres seront beaucoup plus inaccessible (comme cette personne que vous draguez depuis des semaines).

Le premier conseil, si vous avez un oiseau précis en tête, c’est de se renseigner sur son comportement et ses habitudes. 

La clé d’une photographie d’oiseaux réussie est de faire en sorte que l’oiseau se sente en sécurité.

Certains ornithologues peuvent approcher les oiseaux de très près, parfois bien au-delà de leur zone de confort. 

Comment s’y prennent-ils ? 

La plupart d’entre eux répondront que c’est une question de patience. 

Les oiseaux se sentent menacés lorsque vous les approchez directement trop rapidement.

 Ils se sentent également menacés lorsque vous les regardez directement, comme le ferait tout autre prédateur (et on aurait la même réaction).

Voici donc une liste de quelques techniques pour vous permettre d’approcher les oiseaux les plus timides :

  • Ne portez PAS de vêtements aux couleurs vives et essayez de vous fondre le plus possible dans l’environnement. Certains photographes préfèrent porter un camouflage (vêtement, ou filet, couverture, cache…), vous pouvez aussi porter simplement des vêtements grise ou bleu clair ça fonctionne aussi.
  • Si vous êtes en randonnée et que vous marchez vite et que vous apercevez soudain un oiseau que vous voulez photographier, ralentissez votre allure. Ne changez pas votre vitesse de marche tout de suite, ralentissez légèrement, pour que l’oiseau ne détecte pas de changements soudains dans votre comportement.
  • Ne faites PAS de mouvements brusques. Si vous devez lever votre appareil photo et prendre une photo, faites-le très lentement.
  • Éteignez votre téléphone portable ou mettez-le en mode silencieux. (Ça serait dommage que votre oiseau s’envole car votre maman vous appelle pour le goûter)
  • Lorsque vous voyez un oiseau, ne marchez PAS tout droit vers lui, mais plutôt lentement et en zigzag. Parfois, marcher en zigzag n’est pas très pratique, surtout si vous avez déjà effrayé l’oiseau par votre présence. L’essentiel est de marcher lentement (parfois à un ou deux pas par minute ou plus lentement), peu importe la façon dont vous vous approchez de l’oiseau. De plus, au lieu de marcher du talon aux orteils, essayez de marcher dans l’autre sens.
  • Essayez de ne pas marcher si l’oiseau vous regarde. Le meilleur moment pour vous approcher est lorsque l’oiseau regarde ailleurs ou est occupé à faire quelque chose.
  • Faites le moins de bruit possible. Le bruit est difficile à contrôler si vous marchez dans des buissons ou si vous devez marcher sur des feuilles d’automne qui font un bruit de craquement, alors faites attention sur quoi vous marchez et faites-le très lentement pour diminuer le bruit.
  • Regardez si l’oiseau est déjà effrayé, s’il vous regarde fixement et qu’il a arrêté de faire ce qu’il faisait auparavant, cela signifie qu’il est en alerte et qu’il peut s’envoler à tout moment. Vous pouvez également savoir si l’oiseau est effrayé s’il lève la queue et libère des matières fécales, il se chie littéralement dessus (en particulier des rapaces).
  • Ne fixez PAS l’oiseau en vous en approchant. Les animaux en général perçoivent le contact visuel direct comme une menace et ils s’enfuient à la première occasion.
  • L’obturateur de votre appareil photo effrayera très probablement l’oiseau que vous approchez. C’est pourquoi je vous recommande de prendre l’oiseau en photo lorsque vous vous approchez à distance, afin que l’oiseau s’habitue au bruit du clic de l’obturateur. Si l’oiseau est perché, vous pouvez passer en mode de déclenchement silencieux (obturateur électronique), afin que votre appareil photo n’émette pas de bruits forts lors de la prise de vue.
  • Dans certains cas, vous aurez peut-être la chance de rencontrer un jeune oiseau candide. 

Les jeunes oiseaux sont généralement très curieux et vous permettront de les approcher de très près. Même si ils sont plus tolérants, essayez de garder vos distances. 

Si vous parvenez à remplir le viseur avec l’oiseau, vous êtes déjà trop près. 

De plus, se tenir trop près d’un oiseau est également problématique, car seule une partie de l’oiseau sera nette, en raison d’une faible profondeur de champ, de sorte que vous devrez alors réduire votre ouverture, ce qui se traduit également par une vitesse d’obturation plus lente.

white bird on brown coconut husk
Irina Blok @irinablok

Utiliser du son pour attirer les oiseaux

Les chasseurs ont utilisés différents outils comme des sifflets ou leurs mains pour simuler des sons d’oiseaux pour les attirer.

De nos jours, il y a un moyen bien plus facile : votre sacro-saint Smartphone ou tout autre appareil capable de jouer un son pré-enregistré.

Utiliser un chant d’oiseau est très efficace.

Certaines espèces d’oiseaux vont immédiatement vous répondre en retour.

Et bien souvent ils vont même commencer à bouger de perchoir en perchoir recherchant un potentiel partenaire ou menace pour leur territoire.

C’est l’idéal pour le photographe que vous êtes, car chaque nouvel endroit où les oiseaux se perchent est autant  de nouvelle opportunités pour les photographier.

Vous pouvez aussi utiliser en complément un camouflage, comme un habit, un filet ou une sorte de petite tente de camouflage.

Sauvegarder en amont différents sons de chants d’oiseaux sur votre smartphone, et jouez les en boucle, ou faîtes une playlist.

Vous pouvez utiliser des haut-parleurs ou directement votre smartphone, puis placez le dispositif sonore où vous souhaitez que les oiseaux se posent.

Si vous utilisez des haut-parleurs déportés, l’avantage sera que vous pourrez changer de sons facilement depuis votre planque et vous permettra aussi d’avoir un volume sonore plus élevé.

La librairie Macaulay (https://www.macaulaylibrary.org/) est la librairie la plus complète et gratuit de bruits d’animaux.

Le seul inconvénient c’est que les boucles ne sont pas possibles.

Vous trouverez aussi différents chants d’oiseaux sur YouTube, avec des vidéos plus ou moins longues et de plus ou moins bonnes qualités.

Vous pouvez aussi chercher sur Google [nom de l’espèce].mp3

Si vous utilisez le navigateur Google Chrome, installez l’extension FVD Video Downloader.

Vous pourrez par la suite facilement télécharger presque n’importe quel chant d’oiseau que vous entendrez sur n’importe quel site.

Une fois téléchargé, mettez le sur votre smartphone et utilisez la fonctionnalité de lecture en boucle.

La plupart des oiseaux émettent de multiples appels ayant des significations différentes. Les cris idéaux sont destinés à attirer des compagnons. Ces appels sont souvent efficaces pour attirer les deux sexes, par exemple, une femelle peut être attirée par l’appel d’un oiseau mâle, mais un autre oiseau mâle peut aussi sembler défendre son territoire. D’autres appels peuvent être territoriaux ou servir d’avertissement, ce qui peut en fait effrayer les oiseaux et les éloigner de votre région. Pour obtenir les meilleurs résultats, faites des recherches sur les espèces que vous souhaitez photographier et expérimentez différents cris. Les cris d’oiseaux agressifs, tels que les corbeaux ou les geais bleus, peuvent inciter d’autres espèces à se cacher ou à quitter la zone.

Évitez d’utiliser des compilations de différents bruits d’oiseaux. Ils sont destinés à être relaxants pour l’homme, et ils comportent souvent des cris qui dissuaderont les oiseaux de quitter votre région.

Évitez d’utiliser le chant des oiseaux pendant plus de quelques minutes à la fois. Bien qu’il n’y ait pas de preuves scientifiques montrant qu’ils nuisent aux oiseaux, si le chant est efficace, il distraira brièvement l’oiseau de ses tâches habituelles d’alimentation, d’accouplement et de nidification. D’après mon expérience, les oiseaux se lassent trop vite du chant pour leur faire du mal, mais le fait de changer régulièrement de chant pour une autre espèce devrait réduire considérablement les risques.

eagle hanging under sunset
Sam Bark @samuelbarkos

Comment prendre les oiseaux en vol

Photographier des oiseaux en vol est un réel défi Yu-Gi-Oh.

Réglez votre appareil photo sur Priorité à l’obturation (Tv ou S) avec une vitesse d’obturation d’au moins 1/200 s.

Souvent, vous aurez besoin d’une vitesse d’obturation de 1/3000 s pour ne pas avoir de flou de bougé, mais cela dépendra de l’oiseau, de la taille de l’oiseau dans votre viseur et de la résolution de votre appareil.

Commencez avec une vitesse d’obturation plus lente afin de pouvoir utiliser une ISO plus basse et une ouverture plus petite.

Augmentez ensuite la vitesse d’obturation et l’ISO jusqu’à ce que vous obteniez une tête et un corps d’oiseau nets.

Il est intéressant d’utiliser une vitesse d’obturation juste assez rapide pour figer la tête et le corps, mais assez lente pour flouter le bout de l’aile afin que l’oiseau ne paraisse pas figé dans l’air.

Réglez l’autofocus en mode « servo » afin qu’il se concentre continuellement sur le sujet en mouvement.

La mise au point peut prendre plusieurs secondes pour se verrouiller sur votre sujet, commencez à suivre l’oiseau aussi loin que vous pouvez le voir, même s’il est trop loin pour obtenir une photo décente.

Si l’arrière-plan est un ciel ou de l’eau, il faut activer tous les points de mise au point.

Si l’arrière-plan est la terre, des arbres ou des bâtiments, votre appareil photo peut essayer de faire la mise au point sur eux plutôt que sur l’oiseau, vous obtiendrez donc plus de photos si vous n’activez que le point de mise au point central.

Les appareils photo et les objectifs n’ont pas tous les mêmes capacités. Il faut donc expérimenter pour trouver la combinaison idéale pour différents arrière-plans et éclairages.

Chaque fois que vous vous concentrez sur un être vivant, vous devez vous concentrer sur l’œil le plus proche. Ce niveau de précision est cependant impossible avec les oiseaux qui volent.

Souvent, l’appareil photo se concentre sur le bout de l’aile la plus proche et la profondeur de champ est suffisamment faible pour que l’aile soit nette, mais que l’œil de l’oiseau soit flou, ce qui gâche votre photo.

Pour éviter ce genre de désagrément : utilisez un nombre de f/stop plus élevé, tel que f/8 ou f/11.

Pour ce faire, en mode priorité à l’obturation, il suffit d’augmenter votre ISO. En fonction de la luminosité du ciel, vous pouvez utiliser 800 ISO ou 1600 ISO.

Le réglage ISO plus élevé augmentera le bruit dans votre photo, mais il est plus important que vous fassiez la mise au point et que vous gardiez une vitesse d’obturation assez rapide pour figer le mouvement.

Utilisez le mode rafale en continue pour prendre rapidement autant de photos que possible.

Pour vous donner un ordre d’idée et vous rassurer, il vous faudra sans doute 500 photos d’un seul oiseau lors d’une séance pour obtenir une photo que vous voudrez montrer !

Donc ne vous découragez, essayez, expérimentez, supprimez et réessayez !

C’est normal d’avoir beaucoup de déchets sur ce type de photo.

Comme l’exposition peut être difficile au vu des conditions et de la difficulté de ce type de photo, il vous faudra très probablement nécessaire de déboucher les ombres ou diminuer les hautes lumières en post-production pour ré-équilibrer l’exposition de votre oiseau et du ciel, il est donc recommandé de prendre des photos en RAW.

La grande taille fichiers RAW peut cependant remplir trop rapidement la mémoire tampon de votre appareil photo, vous empêchant de prendre d’autres photos pendant plusieurs secondes pendant que l’appareil écrit les photos que vous avez déjà prises à travers la mémoire tampon de la carte mémoire.

Donc l’achat d’une carte mémoire haute vitesse et de grande capacité peut résoudre ce problème, mais ces dernières sont plus onéreuses (partir en vacance ou photographier des oiseaux il faut choisir !).

Si votre carte mémoire pose des problèmes et que vous ne souhaitez pas la mettre à niveau, il vous suffit de passer au format JPG.

Bien que ce ne soit pas l’idéal, il est plus important de prendre un grand nombre de photos que de capturer les données brutes de chaque image lorsque vous photographiez des sujets en mouvement (comme on a vu avant il vous faudra plusieurs centaines d’essais).

Pendant la prise de vue, vérifiez votre résultat et ajustez votre vitesse d’obturation à la vitesse d’obturation la plus lente qui donne des résultats nets.

Si vous utilisez un super-téléobjectif, vous constaterez qu’il est très difficile de trouver un oiseau en vol en regardant dans votre viseur. Car les téléobjectifs ont un champ de vision minuscule.

Si vous utilisez un zoom, commencez par faire un zoom arrière. Gardez l’oiseau volant au centre du viseur, puis faites un zoom avant en maintenant le déclencheur enfoncé à mi-course pour que l’appareil photo maintienne la mise au point sur votre oiseau.

Si vous utilisez un zoom, essayez de garder l’œil gauche ouvert pour vous aider repérer votre oiseau.

Garder les deux yeux ouverts demande un peu d’entraînement, mais c’est la meilleure façon d’éviter les « tunnels de vision » lorsque vous utilisez un téléobjectif.

C’est également un bon moyen de repérer les autres animaux hors du cadre.

Faites un panoramique de votre appareil photo avec l’oiseau en mouvement, en essayant de le maintenir au centre du cadre.

Laissez beaucoup d’espace autour de l’oiseau, sinon vous risquez de rater votre photo parce que vous aurez accidentellement coupé une partie de l’aile de l’oiseau (puis ça fait mal !).

Cela vous obligera à recadrer la photo plus tard, mais c’est presque toujours nécessaire lorsque vous effectuez un panoramique et il vaut mieux devoir recadrer plus serré que ne pas avoir l’oiseau en entier !.

Lorsque vous prenez des photos d’oiseaux volant à la dérive, l’exposition est presque toujours un défi.

Bien que votre instinct vous dise d’utiliser la mesure sport, préférez la mesure par défaut.

La mesure sport détermine l’exposition à partir d’une très petite zone de la photo, ce qui fonctionne bien lorsque les oiseaux sont centrés dans le cadre.

Cependant, les oiseaux en vol ont tendance à se déplacer (trop vite) dans le cadre, ce qui a pour séquence que la mesure spot ne sera pas forcément sur votre oiseau mais à côté, et vous perdrez finalement l’avantage de la mesure spot.

L’après-midi, le ciel sera beaucoup plus lumineux que le sujet, ce qui mettra le dessous de l’oiseau dans l’ombre.

Avec des oiseaux plus sombres, vous n’obtiendrez peut-être rien d’autre que la silhouette de l’oiseau.

Si cela se produit, utilisez la compensation d’exposition pour augmenter l’exposition d’un ou deux stops jusqu’à ce que l’oiseau lui-même soit bien exposé.

Cela pourrait entraîner une surexposition du ciel.

Si le ciel est couvert, ce n’est pas grave, car un ciel couvert apparaîtra de toute façon complètement blanc.

Si le ciel est clair, utilisez la compensation d’exposition pour augmenter l’exposition jusqu’à ce que le ciel soit presque surexposé.

Vérifiez l’histogramme.

Le ciel n’est peut-être pas très beau sur l’aperçu de votre appareil photo, mais tant qu’il n’est pas surexposé, vous pourrez le corriger en post-traitement.

Par exemple, dans Adobe Lightroom Classic, vous pouvez diminuer la luminosité des bleus et rectifier la couleur du ciel pour qu’elle corresponde à ce que votre œil a vu, tout en maintenant une exposition correcte pour l’oiseau.

Votre meilleure option est de photographier lorsque le temps et l’heure de la journée offrent un éclairage idéal.

Si le soleil avait est trop haut dans le ciel, ou si le ciel est couvert, le ciel est trop lumineux et l’éclairage sera plat.

Au lieu de ces lumières, préférez les heures dorées, elles sont idéales.

La lumière présente trois heures après le lever du soleil et avant le coucher du soleil offrira un bien meilleur éclairage que la lumière du midi.

Lorsqu’un oiseau vole au-dessus de votre tête, vous devrez probablement photographier à la main.

Cela peut être rapidement extrêmement fatigant, vous devrez donc laisser votre appareil photo pendre lorsque vous ne photographiez pas et le soulever uniquement lorsque vous voyez un oiseau voler.

Lorsqu’un oiseau vole plus près du sol, utilisez un monopied ou un trépied avec la tête suffisamment lâche pour vous permettre de faire un panoramique avec la caméra et l’oiseau en mouvement.

Astuce : évitez d’utiliser un téléconvertisseur lorsque vous photographiez des oiseaux en vol. Les téléconvertisseurs ralentissent la mise au point automatique de votre appareil photo, et la vitesse de mise au point automatique est essentielle avec le sujet en mouvement.

vulture
Nick Kwan @snick_kwan

Comment localiser les oiseaux

Commencez avec les oiseaux les plus faciles à prendre en photo et à trouver.

Les oiseaux les plus communs tels que les pinsons, les moineaux et les rouges-gorges qui sont habitués aux gens et qui n’hésitent pas à coopérer et à poser pour les photographes. 

De manière générale, le meilleur moment pour prendre des photos est soit tôt le matin soit tard en fin d’après-midi, et la même chose s’applique aux oiseaux. 

Le matin est généralement le meilleur moment pour photographier les oiseaux, car ceux-ci cherchent activement de la nourriture pour eux-mêmes et ainsi que leur progéniture. 

Essayez donc de sortir et de photographier quelques oiseaux locaux et voyez ce que vous pouvez faire. 

Revoyez ensuite vos images et voyez ce que vous n’aimez pas dans vos photos.

Que vous ayez un problème de netteté ou de mise au point, la meilleure façon d’améliorer votre photographie d’oiseaux est de vous entraîner davantage !

Une fois que vous avez fini de vous entraîner, allez faire une vraie séance photo. 

Certaines des meilleures occasions de photographier les oiseaux peuvent se trouver tout près de vous. 

Commencez par rechercher sur Google les « meilleurs endroits pour observer les oiseaux dans [votre région] » ou les « meilleurs endroits pour observer les oiseaux dans [votre région] ». 

Beaucoup des liens que vous obtiendrez contiennent également des informations détaillées sur différentes espèces d’oiseaux, leurs habitats, leurs habitudes migratoires et bien d’autres choses encore. 

Une autre excellente source d’informations sur les oiseaux est de contacter les clubs et groupes d’observation des oiseaux de votre région. 

Certains d’entre eux disposent même de listes de diffusion pour partager des informations sur les observations d’oiseaux rares. 

Grâce au grand nombre d’observateurs d’oiseaux, il existe de nombreuses autres ressources en ligne, des livres, des magazines, des journaux et bien plus encore.

Il n’est globalement pas difficile de localiser les oiseaux. 

Ce qui est difficile, c’est de localiser des oiseaux rares et exotiques et de les photographier, surtout s’ils sont très timides (voir la partie sur ce sujet juste au-dessus).

Si vous avez du mal à localiser les oiseaux ou si vous voulez les photographier de près, un zoo ou un sanctuaire d’oiseaux local peut être une excellente occasion de les photographier en gros plan. 

Si vous êtes prêt à vous déplacer, vous pouvez taper “Où observer des oiseaux en France ?” et vous obtiendrez de nombreux lieux intéressants comme : 

  • Le Parc Ornithologique du Pont de Gau
  • La Réserve Ornithologique du Teich
  • Le Parc du Marquenterre
  • La Réserve naturelle des Sept-Îles
  • Le Lac du Der-Chantecoq
  • La Réserve de la biosphère du parc national des Cévennes
green and yellow bird on tree branch
Bhargav Darla @imbhagi

Post-traitement et recadrage

Votre principal travail en post-production sera très probablement de recadrer vos photos (d’où l’importance d’avoir un maximum de pixel au départ).

Sur lightroom, l’option clarté, pour faire ressortir les détails des plumes et des oiseaux est particulièrement indiquée.

Au vu des conditions difficiles vous devrez aussi rééquilibrer l’exposition et diminuer le contraste, rééquilibrer vos noirs et vos blancs, diminuer les haut-lumières ou déboucher des ombres.

Conclusion

La photo d’oiseau n’est pas le style le plus simple à aborder ni celui demandant le moins de matériel.

Vous allez devoir être patient et éventuellement, si vous en avez les moyens, investir.

En revanche ce type de photo est très gratifiant quand vous réussissez !

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