novembre 19

0 comments

Comment comprendre la lumière en photographier et la maîtriser ?

Par Gaëtan Berthouly

novembre 19, 2020


Qu’on se le dise très vite !

J’ai longtemps sous-estimé la lumière.

Je trouvais ça trop compliqué, pas utile, un peu chiant.

Ce qui est stupide, car dans « faire de la photo ».

Il y a « photo ».

Photo – photon.

Photon – lumière.

Vous l’avez bien compris, faire de la photographie c’est finalement capter la lumière.

Ça va être donc primordial de la dompter, de la maîtriser, de la comprendre et de la caractériser (ça fait beaucoup ?).

Savoir exposer aussi est important, mais ça j’en parlerai dans un autre article.

Finalement la gestion de la lumière et de l’exposition c’est LA BASE.

De plus, non seulement savoir basiquement gérer votre lumière va améliorer la qualité de vos photos.

Ce qui est sympa et appréciable !

Mais si vous devez un maître de la lumière, là, vos résultats VONT EXPLOSER.

Bon il reste aussi d’autres paramètres comme la composition ou le post-traitement.

Mais la lumière est vraiment un axe majeur dans la photo.

C’est pourquoi je rédige cet article.

Comme d’habitude, à travers cet article le but est d’écrire une véritable ressource sur ce sujet.

Vous allez donc trouver beaucoup d’informations. Que je mettrai à jour, et remettrai en forme avec le temps !

Repérez-vous aux grands titres ou utilisez la commande “ctrl+f” pour activer la fonction recherche de votre navigateur !

Allez, en avant Guingamp !

sun rays through silhouette of trees
Kristine Weilert
@kristineweilert

Lumière transmise / lumière réfléchie

Alors c’est assez théorique mais j’ai trouvé ça intéressant donc je vous le note ici.

On peut dire que la lumière est soit transmise (directement ou quasiment) soit réfléchies (donc est indirecte).

La lumière transmise : c’est la lumière de la source que vous voyez directement comme la lumière d’un phare, d’une flamme ou même du soleil ou du paradis. Ça peut aussi être la lumière qui a traversé quelque chose avant d’atteindre le sujet. Il peut s’agir de verre, d’eau ou même de l’atmosphère, du coup elle est transmise pas tout à fait directement et peut être altérée.

La lumière réfléchie : c’est la lumière qui « rebondie » sur une surface, la lumière réfléchie sur elle. Presque toutes les photos que nous prenons utilisent la lumière réfléchie, et c’est généralement la lumière qui nous entoure. Parfois, la lumière transmise peut également être visible dans la même scène.

Bon voilà je trouvais ça intéressant.

Pas vous ?

(Les gens : « Non on s’en bat les couilles »,

moi : « Ok :(, me tapez pas, volez pas mon Pitch :'( » )

Photos gratuites de arc-en-ciel, beauté, couleur arc-en-ciel
https://www.pexels.com/fr-fr/@barcelos_fotos-1484908

Les différents types de lumière en portrait

Comme son nom l’indique on va parler ici des différents traitement que l’on peut apporter à la lumière et comment les utiliser dans nos portraits.

La lumière plate ou lumière de face (ou front lighting)

Lorsque votre source de lumière est orientée directement vers l’avant de votre sujet, il s’agit d’un éclairage plat. (comme les œufs oui !)

Un éclairage plat sur un visage signifie que votre sujet est bien éclairé et qu’il est IMPOSSIBLE (ou presque) de voir des ombres le long de son visage.

Ce n’est généralement pas un rendu recherché dans les portraits.

Normalement on cherche plutôt l’ombre et le relief pour donner vie à votre sujet.

Mais ce type de lumière peut tout de même être un avantage bénéfique à votre sujet !

Car les ombres c’est bien.

Mais elles peuvent faire ressortir les imperfections et les textures, et donc faire ressortir des éléments peu voulus ou non flatteurs, après ça dépend des cas. Ça dépend de votre sujet aussi tout le monde n’aura pas le même avis sur ce qu’il faut estomper ou non !

Un éclairage plat est intéressant pour prendre des photos :

-Des bébés (surtout si ils ont des marques au début par exemple, ou par la suite : allergie, maladies autres)

-Des adolescents avec de bon gros boutons plein de pus !

-Les personnes âgées qui souhaiteraient lisser leurs rides

Si vous avez une photo qui dégage déjà pas mal de caractère et de personnalité, vous pouvez aussi vous en tirer avec une lumière plate sur votre sujet.

Loop lighting

Alors là difficile de trouver une traduction française.

Mais ça serait probablement l’éclairage en boucle !

Mais bref, cet éclairage est réalisé en créant une petite ombre du nez (sous forme de boucle) des sujets sur leurs joues.

Pour se faire la source de lumière doit être légèrement plus haute que le niveau des yeux et à environ 30 à 45 degrés de l’appareil photo (selon la personne, il faut apprendre à lire le visage des gens). De sorte que l’ombre ou la boucle de leur nez soit orientée vers le coin de la bouche.

Attention : l’ombre du nez et celle de la joue ne se touchent PAS.

Gardez l’ombre petite et légèrement dirigée vers le bas, mais faites attention à ce que votre source de lumière ne soit pas trop élevée, ce qui risquera de créer des ombres bizarres et vous pourrez aussi perdre l’effet catchlight (donc lumière qui se reflète dans les yeux).

C’est l’une des erreurs commune les placer en bas et les incliner vers le haut. Cela éclaire le bas du nez de votre sujet et ne crée pas un motif flatteur.

C’est probablement le motif d’éclairage le plus courant ou le plus populaire car il est facile à créer et flatte la plupart des visages d’humanoïdes terriens.

Il est moins dramatique que les autres types d’éclairage, mais il crée plus de profondeur qu’un éclairage plat. Il permet de conserver un bon éclairage du sujet.

En lumière naturelle, de jour, donc lumière du soleil, vous pouvez utiliser un réflecteur blanc pour renvoyer la lumière sur le visage des sujets.

Ce qui peut être utile si vous êtes à l’ombre.

Vous pouvez faire varier l’intensité de la lumière en la rapprochant ou en l’éloignant de votre sujet. Et vous pouvez varier la forme de l’ombre en augmentant ou en diminuant la source de lumière.

Éclairage fractionné (ou split lighting)


C’est un type d’éclairage latéral. Il est même très latéral puisqu’il vient frapper (aïe) votre sujet de côté à un angle de 90 degrés. Comme votre équerre de 6ème oui !

On reconnaît ce type d’éclairage très facilement.

Le visage du sujet à une moitié éclaire et l’autre dans l’ombre (trop dark).

Vous pourrez donc observe une ligne d’ombre au milieu du front, du nez et du menton.

L’éclairage fractionné a tendance à donner à votre sujet un air dur et masculin, c’est pourquoi vous devez vraiment tenir compte de votre sujet lorsque vous choisissez ce type d’éclairage.

Je n’ai pas envie de rentrer dans des débats, mais voilà ça donne généralement un air plus dur, et c’est donc généralement plus appliqué aux hommes qu’aux femmes (MAIS PAS DE REGLE).

Ça peut donner aussi un côté plus dramatique, on le voit souvent pour les portraits d’artistes.

Lumière large (ou broad light)

On parle d’éclairage large lorsque le visage du sujet est légèrement désaxé par rapport au centre.

Et que le côté du visage qui est tourné vers l’appareil photo (qui est plus large) est dans la lumière.

Cela produit donc un effet asymétrique de l’éclairage.

Je m’explique : on a donc une plus grande zone de lumière sur une partie du visage, et de l’autre côté, sur le reste du visage, une ombre qui semble plus petite.

L’éclairage large est parfois utilisé pour les portraits « high key ».

Ce type d’éclairage fait paraître le visage d’une personne plus large.

Et peut donc être utilisé sur une personne au visage très mince pour l’élargir (mais juste sur la photo pas vraiment sinon ça fait mal).

Mais notez que la plupart des gens veulent bien souvent paraître plus minces, et non plus larges.

Ce type d’éclairage de portrait ne conviendra donc pas à une personne au visage plutôt arrondi !

Lumière courte (ou short lighting)

C’est encore un autre type d’éclairage latéral (donc de côté).

C’est l’opposé de la lumière large : le visage est en angle et que l’ombre (et non la lumière) tombe sur le côté du visage le plus proche de votre appareil photo.

En d’autres termes, un éclairage court fait apparaître des ombres sur la plus grande partie du visage.

Ce type de lumière fonctionne bien pour amincir un visage.

Il met une plus grande partie du visage dans l’ombre, est plus sculptant, ajoute des qualités 3D, et est amincissant et flatteur pour la plupart des gens.

L’éclairage court est idéal pour les images discrètes, en partie en raison du contraste important qu’il procure. Il est également bon si vous essayez de créer des images avec plus de profondeur, et il peut être utilisé pour masquer les imperfections.

Vous devez garder quelque chose à l’esprit.

Comme déjà évoqué, les ombres font ressortir les textures et les imperfections.

Si un éclairage large (comme vu précédemment) peut être un excellent moyen de mettre en valeur les taches de rousseur, il permet également de faire ressortir les imperfections comme l’acné et les cicatrices.

Il sera donc primordial de savoir comment votre sujet ressent ses imperfections. Et surtout où elles sont !

Afin de savoir en fonction : si vous devez les cacher avec un autre type d’éclairage en photographie ou s’il est d’accord pour que vous les mettiez en valeur.

Donc l’éclairage aura tendance à gommer, tendu que les ombres vont amener du relief et peuvent accentuer ou dévoiler des imperfections.

L’éclairage papillon (ou butterfly lighting)

So nom vient du fait que si on la réalise bien une ombre en forme de papillon se créée sous le nez du sujet.

Pour se faire il faudra placer la source de lumière principale au-dessus et directement derrière votre appareil photo, et légèrement au-dessus du niveau des yeux ou de la tête du sujet (selon la personne) et EN FACE (ça fait beaucoup de et).

Le photographe va donc prendre essentiellement des photos sous la source de lumière.

Ce type d’éclairage est le plus souvent utilisé pour les photos de style glamour et pour créer des ombres sous les joues et le menton.

Il est également flatteur pour les sujets plus âgés car il met moins l’accent sur les rides que l’éclairage latéral qui viendra déboucher les imperfection..

Cet éclairage est parfois complété en plaçant un réflecteur directement sous le menton, le sujet le tenant lui-même !

Ce motif flatte les sujets aux pommettes définies ou proéminentes et au visage mince, c’est pourquoi on la voit le plus souvent utilisée sur les femmes.

Cependant, elle met en valeur les ombres des yeux profonds. Là encore, il faut connaître le visage de votre sujet et savoir comment la lumière va affecter ses traits.

Alors qu’une personne avec un visage rond et large serait à son avantage avec une loop lighting ou même une split lighting pour affiner son visage.

Ce motif est plus difficile à créer en utilisant uniquement la lumière d’une fenêtre ou un réflecteur.

Souvent, une source de lumière plus dure comme le soleil ou un flash est nécessaire pour produire l’ombre plus définie sous le nez.

Rembrandt lighting

Je connaissais à peu près les autres types d’éclairage mais je dois avouer que l’éclairage style Rembrandt je ne connaissais pas !

Alors qu’est-ce que c’est ?

L’éclairage Rembrandt est ainsi nommé parce que le peintre Rembrandt utilisait souvent ce motif de lumière dans ses peintures, comme vous pouvez le voir dans son autoportrait.

Cet éclairage est remarquable par son triangle lumineux !

Ici à droite de la peinture, donc à sa gauche.

Contrairement à l’éclairage « light loop » où RAPPELEZ VOUS : les ombres du nez et des joues ne se touchent pas.

Et bien dans l’éclairage de Rembrandt : elles se rencontrent.

Et de ce fait un triangle de lumière apparaît, emprisonné au milieu des OMBRES !

Pour créer un éclairage Rembrandt approprié, assurez-vous que l’œil du côté de l’ombre du visage est éclairé et qu’il est bien éclairé, sinon l’œil sera « mort » et n’aura pas une belle étincelle (EFFET CATCH LIGHT).

L’éclairage Rembrandt est plus dramatique.

Donc comme l’éclairage fractionné (split lighting), il crée plus d’ambiance et donne une impression plus sombre à votre image.

Pour créer un éclairage Rembrandt, le sujet doit se détourner légèrement de la lumière(un peu comme-ci il la boudait).

La lumière doit être au-dessus du sommet de leur tête de sorte que l’ombre de leur nez tombe vers la joue.

Ce type d’éclairage ce n’est pas pour tout le monde !

Si le visage a des pommettes hautes ou proéminentes, cela aura plus de chances de fonctionner.

Si votre humanoïde a un petit nez ou une arête nasale plate, le succès de cet éclairage sera plus compliqué !

Là encore, n’oubliez pas que vous n’avez pas à réaliser exactement ce motif ou un autre, du moment que la personne est flattée et que l’ambiance que vous souhaitez est créée – alors l’éclairage fonctionne.

Si vous utilisez la lumière d’une fenêtre et que celle-ci descend jusqu’au sol, vous devrez peut-être bloquer la partie inférieure avec un gobo ou une carte, pour obtenir ce type d’éclairage.

Éclairage arrière ou back light

C’est…la lumière qui vient de… derrière votre sujet.

Oui voilà !

C’est une direction de lumière assez utilisée pendant la « golden hour » (heure dorée).

Quand le soleil est bas dans le ciel et commence à se coucher.

Mais on peut faire de la back light à toutes heures !

Et n’importe quelle source de lumière !

Vous pouvez utiliser une fenêtre derrière votre sujet en plein milieu de la journée.

Ou un flash placé derrière votre sujet avec un gel coloré pour une ambiance particulière ou originale.

Le backlighting c’est cool mais l’un des plus difficile à maîtriser !

Vous pouvez avoir du flou (du manque de netteté globalement)

Ou un manque de clarté de votre sujet.

Vous pouvez utilisez le back lighting de 3 façons :

Faire des demi-silhouettes

Cela consiste à laisser la lumière à peine un peu de lumière rentrer dans votre cadre.

Ce faisant (et je ne parle pas de l’oiseau), cela va créer une jolie lueur qui créera un contraste intéressant avec un arrière-plan sombre.

Pour en rajouter, vous pouvez sous-exposer votre sujet pour accentuer le contraste et créer une sensation de chaleur et de détente dans l’image.

C’est idéal quand on est moche !

Utiliser un réflecteur

Parfois, j’ai envie que la forte brume qui accompagne le soleil remplisse le cadre de chaleur, mais il ne faut pas que le visage de mon sujet perde de sa clarté.

Pour combattre cette perte de clarté, j’utilise un réflecteur pour renvoyer une partie de la lumière du soleil sur mon sujet.

Lorsque vous utilisez un réflecteur, placez-le en face de la source de lumière, puis réglez l’angle pour diriger la lumière exactement là où vous le souhaitez. Vous pouvez également rapprocher le réflecteur de votre sujet pour une lumière plus forte et l’éloigner pour une lumière plus douce.

Flash déporté

Semblable à un réflecteur, le flash hors appareil photo combat le manque de clarté qui accompagne un fort contre-jour. Le flash hors champ est utilisé de la même manière qu’un réflecteur, pour éclairer le visage.

Alors qu’un réflecteur est moins cher et plus facile à transporter, le flash hors champ a plus de puissance (aussi appelé lumière) et n’incite pas à loucher (très important à considérer si votre sujet est très sensible à la lumière comme mon fils).

Rim lighting


C’est finalement une sous partie dans le domaine du backlighting.

En backlight vous voyez généralement la lumière de l’arrière-plansce qui crée des reflets, mais ce n’est pas le cas avec le rim lighting.

Dans ce cas vous ne verrez la lumière de l’arrière-plan QUE sur les bords de votre sujet.

Ça permet notamment de détacher son sujet de l’arrière-plan.

Cette technique tire son nom du fait qu’un tel éclairage produit une fine ligne ou « bord » de lumière qui semble s’accrocher au contour du sujet.

Le sujet sera généralement dans l’ombre.

Pour faire cette mise en place est assez simple.

Il suffit de cacher le flash (ou la source de lumière) juste derrière le modèle ou l’objet, et de le pointer directement sur le sujet.

On pourrait considérer le rim lighting quasiment comme l’opposé d’une silhouette, où le sujet est vu comme une forme noire sur un fond plus clair, souvent blanc

La chose à laquelle vous devez faire attention dans votre installation est de vous assurer que la puissance de sortie du flash (ou de la source de lumière) ne crée pas débordement trop important sur les bords du sujet et autour de celui-ci.

Le but est de n’avoir la lumière qui passe uniquement le long du contour du sujet.

Photos gratuites de à l'intérieur, âgé, ancien
https://www.pexels.com/fr-fr/@moe-shammout-1264169

La meilleure lumière

Où trouver la meilleure lumière pour votre sujet ?

Les photographes expérimentés savent que la meilleure lumière se produit souvent aux moments de la journée où vous préférez dormir (donc tôt le matin) ou chiller devant NetFlix pour regarder une série de merde (fin d’après-midi/début de soirée, surtout en été).

En d’autres termes, photographier avec la meilleure lumière VA VOUS DEMANDER DES SACRIFICES.

Bon j’exagère mais ça peut venir perturber votre emploi du temps habituel si vous n’êtes pas à temps plein photographe et que vous avez une famille ou des amis (lol).

Si vous vous refusez à la lumière du matin ou de l’après-midi, qui révèlent toutes deux des textures, des ombres et de la profondeur dans des tons chauds et vifs.

Je vous le dis clairement vos expositions resteront dures et contrastées.

Sans véritable chaleur, un peu comme moi.

Tels sont les tristes résultats de la prise de photo sous la lumière souvent « plate » du soleil de midi (encore que il y a moyen d’utiliser cette lumière en votre faveur).

Je rajouterais aussi que la meilleure lumière se produit lors d’un changement de temps, d’orages et de pluie, qui est combiné avec une lumière faible en début de matinée ou en fin d’après-midi.

Il vous faudra aussi apprendre à connaître LA COULEUR de la lumière !

Bien que la lumière du matin (très tôt) soit dorée, elle sera un peu plus froide que la lumière dorée-orange beaucoup plus forte qui commence à tomber sur le paysage une heure avant le coucher du soleil.

Le temps, en particulier le mauvais temps, peut affecter à la fois la qualité (comme mentionné ci-dessus) et la couleur de la lumière.

Le ciel menaçant et sinistre d’un orage qui approche peut servir à éclaire un paysage de face ou de côté.


Il y a aussi la lumière douce, presque sans ombre, d’une journée très nuageuse, qui peut donner un ton délicat à de nombreuses scènes pastorales ainsi qu’à des gros plans et des portraits fleuris.

La neige et le brouillard monochromes, ils vous permettront d’attirer l’attention sur des sujets comme un piéton solitaire avec un parapluie rouge vif (ou autre couleur chaude : ça rend bien en général).

Il y a les changements de lumière au fil des saisons.

Le soleil d’été, haut, dur et direct à midi, diffère nettement du soleil d’hiver, bas et incliné par exemple.

Au printemps, la clarté de la lumière dans la campagne donne des teintes et des tons délicats aux bourgeons des plantes et des arbres.

La même lumière claire rehausse la beauté austère d’un paysage d’automne.

woman pointing on ttop near tree
ude Beck
@judebeck

Contrôler la lumière du soleil

Lorsque vous tournez à l’extérieur pendant la journée, le soleil est toujours votre lumière principale. Vous gardez cependant le contrôle :

-vous bénéficiez d’un éclairage optimal en tournant en milieu de journée
-s’éclairer de côté, de face ou de dos en tirant le matin ou le soir quand le soleil est bas dans le ciel
-Passez de l’éclairage latéral à l’éclairage avant et à l’éclairage arrière en photographiant votre sujet sous différents angles
-Si vous ne pouvez pas photographier votre sujet sous un autre angle, planifiez la photo pour une période de l’année où le soleil est au bon endroit dans le ciel.
-Utiliser des flashes, des réflecteurs ou d’autres sources de lumière pour dominer le soleil

Pour déterminer exactement où se trouvera le soleil dans le ciel à n’importe quel moment de la journée, et n’importe quel jour de l’année, utilisez une application telle que « Sun Seeker » ou « PhotoPills ». Elle vous indiquera quel côté des bâtiments sera éclairé et où les ombres seront projetées, ce qui est important car chaque sujet a exactement un moment idéal pour l’éclairage. En général, c’est l’heure dorée du lever ou du coucher du soleil, mais jamais les deux.

Pour rendre les choses plus complexes, le soleil se lève et se couche dans des endroits très différents à des moments différents de l’année. Par exemple, les deux captures d’écran suivantes des Éphémérides du photographe montrent la direction du coucher du soleil en orange du château d’eau de Lucerne. Pendant l’été, vous devrez vous trouver sur la rive nord de la rivière.

Un autre outil gratuit est Google Earth. Vous pouvez faire un panoramique autour d’un sujet, tel que le paysage urbain (affiché en 3D pour de nombreuses villes), pour trouver une fois que vous avez trouvé un point de vue, cliquez sur le menu Vue et ensuite sur le Soleil. Ajustez l’heure sur le curseur, et regardez le soleil, la lune et les étoiles se déplacer dans le ciel/ Cela vous permet de voir exactement comment les bâtiments et les collines seront éclairés et où se trouvera le soleil au moment où vous visitez un lieu.

landscape photography of brown mountains
Sergey Pesterev
@sickle

Blue hour / Golden hour

L’heure dorée et bleue

La lumière est généralement la plus belle une heure après le lever du soleil et une heure avant le coucher du soleil.

Les photographes appellent ces moments les heures dorées. Les heures dorées sont particulières pour plusieurs raisons :

-Le soleil levant ou couchant projette une lumière chaude sur votre environnement, donnant à tout un spectacle doré

-Le ciel est moins brumeux (surtout le matin), ce qui rend vos photos plus nettes et plus contrastées

-Le ciel et les ombres que le ciel illumine, prennent une couleur bleu profond qui complète la lumière chaude du soleil

-Le soleil est bas sur l’horizon, ce qui fournit un éclairage latéral qui ajoute de la profondeur

L’heure d’or est particulièrement importante lorsqu’il s’agit de photographier les couleurs d’automne.

Je sais que j’insiste beaucoup sur les heures dorées et bleues, mais elles exigent un talent de vendeur supplémentaire. Je ne suis pas du matin, mais ça vaut la peine de se lever tôt. Les photographes qui s’engagent vraiment à faire les meilleures photos de plein air possibles planifient leur journée autour des heures dorées et bleues. Vous pouvez consulter les heures de lever et de coucher du soleil pour n’importe quel endroit grâce à une recherche rapide sur Internet.

Conseil : les bateaux de croisière accostent généralement après le lever du soleil et partent avant le coucher du soleil, ce qui est loin d’être idéal pour les photographes qui doivent se déplacer à ces heures-là.

Consultez également les prévisions météorologiques. Un ciel dégagé est bon pour l’heure d’or, mais inintéressant pendant l’heure bleue. Un ciel partiellement nuageux est idéal pour l’heure dorée et l’heure bleue. Un ciel couvert ruine l’heure dorée et l’heure bleue, donc si cela fait partie de vos prévisions, vous pouvez faire la grasse matinée.

low-angle photo of gray concrete cavbe
Ivana Cajina
@von_co

La quantité / l’intensité de la lumière

Lorsque vous pénétrez dans un environnement où vous avez l’intention de faire une photographie, la première caractéristique de la lumière – qu’elle soit naturelle ou artificielle – à laquelle il faut prêter attention est « l’intensité ».

L’intensité de la lumière peut également être appelée quantité de lumière et elle fait référence à la luminosité ou à l’intensité de la source lumineuse.

C’est une façon de parler de la quantité ou de l’intensité de la lumière présente. L’intensité de la lumière peut également être utilisée pour représenter l’humeur de la scène ; par exemple une lumière vive comme joyeuse ou dramatique et une lumière faible comme mystérieuse ou mélancolique.

À titre d’exemple pratique, pensez à la réaction de vos yeux lorsque vous entrez dans une pièce faiblement éclairée après avoir passé un certain temps dans une pièce très éclairée ; pendant un moment, vous ne pouvez pas vraiment voir grand chose – tout est sous-exposé.

Ou bien, lorsque vous entrez dans une pièce très éclairée après avoir passé un certain temps dans une pièce faiblement éclairée, la lumière est un peu écrasante – tout est surexposé.

Un appareil photo réagit à la lumière de manière très similaire : pas assez de lumière sous-expose, alors que trop de lumière surexpose.

Bien qu’il faille attendre quelques instants pour que vos yeux s’adaptent aux changements d’intensité de la lumière, vous pouvez simplement modifier les réglages de l’ouverture, de la vitesse d’obturation et du niveau ISO (le triangle d’exposition) de votre appareil photo pour contrôler l’intensité. Supposons que vous vouliez faire des photos à la plage. L’idéal serait d’attendre environ une heure avant le coucher du soleil, car la quantité de lumière est considérablement plus faible qu’à midi, où vous risquez de surexposer certaines parties de vos photos. Sinon, vous devrez procéder à des réglages judicieux de votre appareil photo pour obtenir la bonne exposition.

Dans les situations où la lumière est intense, vous voudrez généralement garder un ISO faible, une vitesse d’obturation élevée ou une petite ouverture (grand nombre f). Un ou plusieurs de ces réglages serviront à diminuer l’intensité de la lumière enregistrée par votre appareil photo, évitant ainsi les images soufflées.

Le même principe s’applique au scénario inverse : pour prendre des photos dans un environnement où la lumière est moins intense, vous devrez augmenter la sensibilité ISO, ralentir la vitesse d’obturation ou ouvrir l’ouverture. Chacun de ces réglages permet d’obtenir plus de lumière et vous évitera d’avoir des photos inondées par l’obscurité.

L’intensité est le niveau de luminosité de la lumière et elle éclaircit votre sujet. Pour la lumière naturelle et la lumière de studio, vous pouvez modifier la source de lumière pour changer l’intensité. J’aborderai les bases des modificateurs de lumière plus tard, mais le fait le plus important concernant l’intensité est que la distance entre la source de lumière et votre sujet a un impact massif sur l’intensité de la lumière.

C’est ce que l’on appelle la loi du carré inversé.

Il s’agit d’une équation qui dicte l’intensité de la lumière produite à une distance donnée. Elle stipule que l’intensité de la lumière change en proportion inverse (un sur ce nombre) par rapport au carré de la distance de la source. Signification :

A un pied, c’est 1 sur le carré de 1 ou 1/1 ou 100%.
À deux pieds, c’est 1 sur le carré de 2 (2×2) ou ¼ ou 25%.

En clair, cela signifie que si vous doublez la distance de 1 à 2 pieds, l’intensité lumineuse diminuera de 75%. En revanche, si vous rapprochez la source lumineuse de deux pieds à un pied, l’intensité de la lumière va quadrupler.

Grâce à la connaissance de la loi de l’inverse du carré, vous serez en mesure de déterminer l’emplacement de votre sujet pour une meilleure photographie de portrait.

clear glass bulb on human palm
Rohan Makhecha
@rohanmakhecha

Façonner / changer la lumière

Qu’il s’agisse de la lumière du jour naturelle ou d’une source artificielle quelconque, vous avez la possibilité de modifier la façon dont la lumière interagit avec les sujets de votre scène. Voici quelques-unes des façons les plus courantes de le faire.

Des réflecteurs renvoient la lumière du soleil ou d’une source de lumière artificielle (comme un flashgun) vers un sujet. Ce faisant, ils peuvent être utilisés pour remplir les zones d’ombre de la scène, comme les ombres d’un visage. Vous pouvez les trouver dans différentes finitions telles que le blanc, l’argent et l’or, et elles ont toutes un effet sur la lumière.

Les diffuseurs aident à diffuser et à adoucir la lumière, et ils prennent de nombreuses formes différentes. Dans les studios de photographie, une lampe peut être équipée d’une grande boîte et d’un panneau diffuseur, appelé boîte à lumière. Vous pouvez également acheter des mini-boîtes à lumière qui s’adaptent aux flashes standard, et la plupart des flashes sont équipés de petits couvercles en plastique qui diffusent également la lumière.

Une boîte à lumière, qui comporte un grand panneau translucide devant une source de lumière, fonctionne en diffusant la lumière. Elles sont couramment utilisées dans le domaine du portrait
Il existe également des snoots, qui canalisent la lumière d’une grande zone vers une petite, ainsi que des parapluies qui peuvent soit réfléchir la lumière, soit être utilisés comme diffuseurs, selon leur conception.

Photos gratuites de aube, beau, charmant
https://www.pexels.com/fr-fr/@hernan-pauccara-466676

Réflexion de la lumière


La lumière a un comportement très particulier : elle se déplace en ligne droite contrairement à un client Ikea.

Ce qui signifie que, que vous utilisiez la lumière naturelle ou la lumière du studio, elle ne se déplace que dans une seule direction jusqu’à ce qu’elle atteigne une surface (et je ne parle pas de la tablette).

Une fois que la lumière a atteint une surface, elle est réfléchie selon le même angle que celui qu’elle a atteint.

La quantité de lumière réfléchie est déterminée par la couleur et la texture de la surface.

Alors pourquoi la réflexion de la lumière est-elle importante pour la photographie de portrait ?

Une fois que vous comprenez le comportement de la lumière, vous pouvez alors le modifier pour contrôler la quantité de lumière que vous souhaitez pour votre sujet.

Par exemple, si vous voulez une lumière douce et que vous n’avez pas d’autre équipement, vous pouvez faire rebondir la lumière sur un mur.

Plus la source de lumière est grande et plus la lumière est douce (j’en parle plus en-dessous), vous pouvez maintenant contrôler la direction et l’intensité de la lumière pour vos portraits photographiques.

Une autre façon courante de modifier la lumière est d’utiliser une boîte à lumière (lightbox), comme une boîte à lumière de type parapluie (brolly box).

Il s’agit d’un type de boîte à lumière dans laquelle le flash externe est placé à l’intérieur.

Lorsque le flash se déclenche, la lumière rebondit tout autour à l’intérieur de la boîte jusqu’à ce qu’elle sorte par le diffuseur blanc situé à l’avant.

Si vous avez un assistant pour tenir la boîte à lumière du parapluie, vous avez maintenant une source de lumière portable qui produit une lumière douce partout où vous allez. C’est un accessoire quasiment indispensable pour la photographie de portrait de studio.

person holding camera taking photo of woman standing near gray wall
https://unsplash.com/
@flaunter

Comment contrôler la lumière naturelle (et devenir dieu)

En tant que photographes, nous pouvons contrôler la lumière de différentes façons pour nous aider à obtenir le résultat que nous voulons.

Planifier

L’un de ces moyens ne va pas plaire aux personnes au comportement chaotique.

C’est la planification.

En planifiant à l’avance, vous serez en mesure d’obtenir le meilleur type de lumière pour votre photo.

Par exemple, si vous voulez une lumière chaude et dorée avec de longues ombres, c’est au lever ou au coucher du soleil que vous devez photographier (la fameuse golden hour !).

Si vous voulez une lumière plus subtile avec des ombres plus douces, essayez d’attendre un jour nuageux.

Ou, vous pouvez travailler en intérieur.

Réflecteurs

Une autre façon de contrôler la lumière naturelle consiste à utiliser des réflecteurs.

Ces accessoires simples peuvent être parfaits pour ajouter de la lumière à votre sujet (ou, si vous utilisez un réflecteur sombre, pour assombrir votre scène).

Il est également possible d’utiliser un flash.

En utilisant un éclairage simple comme les speedlites, vous pouvez obtenir des résultats assez créatifs. Le matériel de diffusion est un autre outil utile pour contrôler la lumière. Il diffuse votre lumière et adoucit l’ombre, très semblable aux nuages par temps couvert.

Photos gratuites de à l'intérieur, activités, affaires
https://www.pexels.com/fr-fr/
@paula-schmidt-353488

Diffuser la lumière


La diffusion est liée à la dureté et à la douceur de la lumière.

Elle détermine également l’intensité de l’ombre.

En règle générale, plus la source lumineuse est grande et proche du sujet, plus la lumière est douce.

Lorsque les photographes parlent de lumière dure, cela signifie qu’il y a un décalage net (et non progressif) entre les zones claires et sombres de la photographie, créant des ombres dures.

Ce type de lumière, est généralement moins sexy.

Un exemple de lumière dure serait de prendre une photo sous un jour ensoleillé ou de surexposer la lumière du studio en photographiant votre sujet. En règle générale, la lumière dure n’est pas un élément que vous devez rechercher dans la photographie de portrait, sauf pour des raisons artistiques.

Comme vous l’avez peut-être deviné, à la lumière dure s’oppose la lumière douce. Ce type de lumière présente un léger décalage entre les zones claires et les zones sombres d’une photographie. La lumière est uniformément répartie et semble envelopper le sujet.
Un exemple de lumière douce serait de prendre des photos sous un ciel couvert ou d’utiliser la lumière d’un studio avec des modificateurs. Le portrait semble plus agréable au spectateur et la photographie ne présente pas beaucoup de contraste.

white and black digital wallpaper
Christopher Burns
@christopher__burns

Plage dynamique et stops

Vous entendrez souvent parler de plage dynamique et de stops.

Mais qu’est-ce que c’est ?

Ça me semble être un sujet important à aborder quand on parle de photo.

Alors voilà.

La gamme dynamique est la différence entre les tons les plus clairs et les plus sombres d’une image.

La gamme dynamique et les stop ont une relation très étroite.

En effet le stop est la mesure de cette gamme.

La différence d’un stop de lumière signifie que la lumière est deux fois (ou la moitié, ça dépend dans quel sens on lit) plus intense.

Pour plus de concret regardez les schémas ci-dessous.

Vous avez donc la vitesse d’obturation les ISO et l’ouverture.

J’ai tiré ces schémas moches mais efficaces de photographymad.com : ici

Merci à eux.

Ces schémas vous permettent de voir concrètement comment est codifié un stop sur votre appareil photo.

Il existe aussi des 1/3 de stop.

Par exemple si on prend la vitesse d’obturation : disons que nous sommes à 1/125 (regarder le schéma on prenez votre appareil), on va passer à 1/100 puis 1/80 puis 1/60.

Entre 1/125 et 1/100 il y a 1/3 de stop.

Entre 1/100 et 1/80 il y a 1/3 de stop.

Entre 1/80 et 1/60 il y a 1/3 de stop.

Et entre 1/125 et 1/60 c’est bien un stop (1/3 + 1/3 +1/3 = 1 OUI ON Y EST).

En passant de 1/125 à 1/60 (si vous êtes en manuel et que vous ne changez rien d’autre) vous allez gagner DEUX FOIS plus de lumière en AUGMENTANT d’un stop.

En passant de 1/60 à 1/125 vous allez diviser la lumière PAR DEUX (ou la multiplier par 1/2 pour les plus matheux) en DIMINUTANT d’UN stop.

Pareil pour l’ouverture.

Entre f/11 et f/8 on a un stop, mais entre on aura f/10 puis f/9.

Pour les ISO entre 200 et 400 ISO on a 250 puis 320.

VOILA VOILA vous pouvez parlez en stop comme des pro maintenant.

Et quand quelqu’un ne vous comprendra pas.

Vous pourrez le regarder d’une manière hautaine.

Soupirer.

Et vous en aller ! YEEEEEEEEEEEEESSSS

L’œil humain peut percevoir environ 10 à 14 stops de lumière.

Un appareil photo reflex numérique quant à lui ne peut en détecter que 8 à 10.

Bon ces chiffres peuvent varier mais ce qu’il faut retenir c’est que généralement nos yeux sont plus performant que notre appareil !

Et oui, l’air de rien nos yeux sont très performants !

Comme votre appareil est moins performant que vos yeux, des problèmes de portée dynamique surviennent lorsque cette portée dépasse ce que l’appareil peut enregistrer en détails.

Autrement dit quand c’est trop clair ou trop sombre pour votre appareil, cela se traduit par des zones qui apparaissent en blanc pur ou en noir pur sur la photo, car il ne peut pas les interpréter et les afficher.

Il n’est pas assez performant !

AHA GROSSE MERDE !

Alors que vous, vous avez sans doute pu voir ces détails.

scenery of grass and trees
Jake Givens
@jakegivens

Comment analyser la lumière utilisée sur des photos

ALORS DICLAIMER !

Je fais donc des recherches pour chaque article, je pioche sur le web des articles anglais ou dans des livres.

Donc cette partie est tirée du site fstoppers.com et plus précisément de 2 articles ici et ici (enfin du coup je ne vais parler que d’un bout du premier article).

Je trouvais ça vraiment très intéressant comme angle d’approche donc j’ai décidé de l’inclure dans cet article.

Ce côté analyse me plaît.

Bref.

Alors peut-être regardez vous régulièrement des photos.

Des photos dans des magazines de modes ou autre.

Ou même des photos publicitaires.

Donc dans cette partie on va voir comment analyser les photos pour trouver les indices qui vous aideront à connaître les réglages d’éclairage et d’exposition qui y sont utilisés.

La taille et la forme de la « catch light » dans les yeux

Donc pour rappel la catch light c’est la lumière qui se reflète dans les yeux d’un humanoïde.

Faire attention à ce reflet va vous aider à identifier les sources de lumière utilisées, leur taille, leur emplacement et leur distance par rapport au visage (plus ou moins près).

C’est à cela que ressemblent une lumière créés par une lumière strobe ou un petit flash :

Toute petite lumière intense

Voici à quoi ressemblent les éclairages créés par un bol de beauté avec un tissu diffuseur :

Un premier reflet large et intense
Un second reflet plus doux sous la pupille

Vous pourrez éventuellement remarquer sur certaines photos un point sombre au milieu de la lumière reflétée.

Cela indique que le bol de beauté a été utilisé sans tissu diffuseur.

La dureté des ombres sur le visage du modèle pourra vous confirmer cette hypothèse.

Assez souvent, vous ne verrez qu’une moitié du cercle lumineux.

La lumière principale est normalement placée plus haut que le niveau des yeux du modèle, afin que la moitié supérieure du (ou des) projecteur(s) soi(en)t coupée(s) par la paupière et les cils.

Pour finir, par logique, en fonction de la place que prend le reflet de lumière dans les yeux, cela vous indiquera la taille ou la distance de la lumière utilisée.

Voilà à quoi ressemble la catchlight lorsqu’on utilise une grande boîte à lumière (softbox) :

Catchlight en forme de carré

Par ailleurs, si les pupilles du modèle sont très dilatées, cela signifie que la photo a été prise dans un studio/une pièce très sombre.

La vitesse du la lumière est trop rapide pour que les pupilles se contractent avant la prise de vue, et même si la lumière du modèle était allumée, elle devait être trop faible pour que les pupilles du modèle y réagissent et se contractent.

Donc je n’irai pas plus loin, je ferai éventuellement un article détailé à part car c’est très intéressant !

N’hésitez pas à aller voir ces 2 articles.

Photos gratuites de à la mode, arrière-plan jaune, bonheur
https://www.pexels.com/fr-fr/@jmendezrf

Éclairage à haute (high key) ou basse luminosité (low key)


Si vous aimez la mode (pas comme moi).

Et que vous feuilletez des magazines sur ce sujet ou swipez ce genre de photo sur votre cellulaire.

Vous remarquerez que la plupart des photos sont (très) lumineuses et (très) bien éclairées.

Dans la photographie de mode la tendance est à la lumière plutôt qu’à l’ombre.

Ces images ont rarement beaucoup de profondeur.

Car ce qui fait la profondeur c’est les ombres, pas d’ombre pas de profondeur.

Comme chez une personne, plus elle est dark, sombre, mystérieuse, plus elle a l’air profonde.

Alors que cette personne est peut-être juste stupide et n’a pas de conversation.

Bref, MAIS ces photos de mode ont quand même assez d’ombres, juste ce qu’il fait, pour que le rendu ait l’air réel.

C’est ce qu’on appelle communément dans le milieu : l’éclairage à haute intensité ou high key.

Voilà vous faîtes parti du milieu.

À l’opposé de la haute lumière (high key), on retrouve la basse lumière (low key).

Dans les photos en basse lumière, l’éclairage est plus naturel et plus sombre.

Les images de ce style donnent un rendu plus intimes et low key est généralement utilisé pour donner une impression plus brute à la photo.

Différencier facilement low key / high key

High key

-Ces photos sont (très) lumineuses et ne comportent quasiment pas d’ombre.

-Ont tendance à donner une impression de rêve et de positivité.

Low key

-Ces photos sont plus sombres et comportent plus d’ombres.

-Ont tendance à avoir un aspect plus dramatique et plus émotionnel.

Vous pouvez utiliser ces types d’éclairage pour donner à chaque sujet un aspect particulier, une teinte émotionnelle.

Équipement

Vous pouvez utiliser la lumière naturelle pour prendre des photos high ou low key.

Pour plus de contrôle, vous pouvez utiliser des éclairages de studio professionnels.

L’éclairage artificiel est aussi utilisé par les pro pour le high key car ils doivent enchaîner rapidement et avoir des résultats, la lumière naturelle est moins facile à gérer, inconstante et incertaines.

En soit il n’y a pas de règle en matière d’équipement.

Quand utiliser le high key


Le high key est très utilisé pour la photographie commerciale.

De nombreuses entreprises souhaitent que leurs produits soient présentés sous leur meilleur jour, pour que pas un seul détail n’échappe au regard.

En effet, plus il y a de lumière, plus vous pouvez saisir de détails. Et c’est exactement ce que de nombreuses publicités s’efforcent de faire.

Cela signifie que vous devez disposer de beaucoup de lumière dans votre studio.

Le high key est également très populaire dans la photographie de type lifestyle.

Plus vos photos sont lumineuses, plus votre sujet apparaîtra heureux et en bonne santé.

Ce qui est souvent le but des photos lifestyle : positivité, la vie est belle, je suis méga bien, je suis un gentil vegan sans gluten au soja complet etc.

Quand utiliser le low key


Pour créer une ambiance dramatique !

Par ailleurs, l’éclairage en contre-jour est très populaire dans la photographie commerciale de montres et d’appareils électroniques, donc une des exceptions.

Et ça s’explique par le fait que ces objets ont des détails qui ressortent bien mieux en basse lumière.

Ça marche aussi pour la photographie de portrait, abstraite et de nature morte.

Plus vous capturez des ombres, plus vos images auront un aspect émotionnel et dramatique.

Le low key est très répandu dans la photographie d’art. Il tend à donner aux photos un aspect pictural.

Ça marche aussi pour les photos en noir et blanc !

Comment prendre des photos High Key ?

Utiliser autant de sources de lumière que possible


Si vous prenez des photos dans un studio, il est important de créer une atmosphère lumineuse.

Plus de lumières, donc plus de sources de lumière.

N’oubliez pas qu’il n’y a pas de problème si vous avez quelques ombres dans vos photos finales.

Votre objectif final est de créer plus de hautes lumières que d’ombres.

Si vous n’avez pas de studio, vous pouvez prendre des photos en extérieur.

Dans une zone ombragée ou par temps nuageux.

Pourquoi ?

Pour shootez avec une lumière homogène.

Si vous n’aimez pas le monde extérieur.

Vous pouvez également prendre des photos depuis votre intérieur.

Notamment près d’une grande fenêtre.

Utilisez un réflecteur si besoin pour éliminer les ombres.

Prenez vos photos dans une pièce totalement vide, avec beaucoup d’espace et des tons clairs. Même un mur blanc fera l’affaire !

Concentrez-vous sur les couleurs claires


En high key on évite tout ce qui est sombre, ça vaut aussi bien pour la lumière que pour les couleurs.

Les couleurs claires doivent être votre priorité lors d’une prise de vue en haute lumière.

Toutefois, cela ne signifie pas que tout ce qui se trouve dans vos photos doit être obligatoirement lumineux.

Le fond blanc, l’absence d’ombre et la luminosité compensent les tons plus sombres.

Comment prendre des photos en « low key« 

Proposer une histoire

Les photos discrètes racontent généralement une histoire précise.

Vous pouvez donner à vos photos un aspect saisissant en inventant une histoire avant votre séance de photos.

Cela ne signifie pas que vous devez trouver un thème compliqué pour votre séance.

Un simple mot-clé suffit pour vous donner toutes sortes d’idées.

Par exemple, vous pouvez utiliser des concepts comme la solitude ou la curiosité.

Cela peut vous aider à déterminer ce qu’il faut mettre en évidence (et ce qu’il faut cacher) dans vos compositions.

Utiliser une seule source de lumière

Certaines des photos les plus spectaculaires, prises sous faible éclairage, ne comportent qu’une seule source de lumière dans la scène.

Vous pouvez utiliser la lumière du studio ou la lumière naturelle pour cela.

Plus la source de lumière est intense, plus les ombres seront intenses.

Une lumière plus douce se fondra dans les ombres, mais cela peut aussi rendre vos photos intéressantes.

Expérimentez avec différents niveaux de luminosité pour en trouver un qui complète votre histoire.

Assurez-vous également d’expérimenter avec différents angles.

Votre lumière ne doit pas toujours être dirigée vers votre sujet. Si elle est derrière votre sujet, elle créera une silhouette. Si elle est sur le côté, elle créera une belle transition entre la lumière et l’obscurité. Vous pouvez changer complètement l’ambiance de vos photos en les prenant sous différents angles.

Concentrez-vous sur la partie la plus importante de votre sujet

L’éclairage réduit permet aux photographes de se concentrer sur une partie de leur composition. Cela peut sembler limitatif, mais c’est un excellent moyen d’attirer l’attention sur une image.

Déterminez ce sur quoi vous voulez vous concentrer tout au long de votre séance photo. Votre sujet principal doit être expressif et accrocheur. Par exemple, vous pouvez vous concentrer sur l’œil de quelqu’un si vous êtes un photographe portraitiste. Si vous êtes un photographe de natures mortes, vous pouvez vous concentrer sur la partie la plus vivante d’un objet.

Convertissez vos photos en noir et blanc

Ce style est facultatif, mais il peut faire une énorme différence dans votre photographie à faible éclairage. Le noir et blanc élimine la couleur. Cette absence de couleur peut permettre aux spectateurs de voir plus facilement le côté émotionnel de votre travail.

Assurez-vous d’avoir un contrôle total sur les réglages noir et blanc. Dans Lightroom, vous pouvez intensifier certaines zones de votre image, en fonction des couleurs qui s’y trouvaient auparavant. C’est un excellent moyen d’ajouter de la profondeur à une photographie autrement terne.

Photos gratuites de citadin, échelle des gris, lumières
https://www.pexels.com/fr-fr/@weekendplayer

La loi du carré inversé

WOW WOW WOW ne partez pas en courant !

Déjà vous risquez de trébucher et de vous faire mal.

Ensuite…

Les mots paraissent compliqués.

L’idée paraît compliquée.

MAIS IL N’EN EST RIEN !

Promis.

Donc pour commencer, oubliez le nom.

Imaginez que vous mesurez l’intensité de lumière d’une lampe.

Donc vous commencez, vous mesurez à 1 mètre.

Vous obtenez comme mesure : 100 000 lux.

Puis vous remesurez à 2 m.

Vous obtenez : 25 000 lux.

Puis à 3 m.

Vous obtenez : 6 250 lux.

A chaque fois que vous doublez la distance.

La lumière est 4 fois moins intense.

4 est 2² (donc 2×2)

On pourrait penser que la lumière devrait tomber de façon linéaire, comme la distance, la vitesse et le temps.

Si vous roulez deux fois plus vite, vous atteindrez l’enfer beaucoup plus vite.

Mais la lumière ne fonctionne pas de cette façon.

Lorsque vous doublez la distance, la lumière tombe quatre fois plus vite.

Quatre, c’est deux fois le carré

Chute de la lumière

La lumière diminue au fur et à mesure que la distance augmente, c’est pourquoi y est la loi de l’inverse du carré. La loi de l’inverse du carré s’applique à de nombreuses situations, pas seulement à la photgraphie et au cinéma, mais lorsqu’elle s’applique à nous, nous l’appelons la loi de l’inverse du carré de la lumière.

Un moyen facile de s’en souvenir est de penser en termes d’arrêts.

Une différence d’arrêt est le double de la lumière, ou la moitié de la lumière.

Ainsi, comme la lumière tombe ou monte quatre fois lorsque nous la doublons, nous perdons toujours deux arrêts.

Donc, chaque fois que l’on double la distance, on perd deux arrêts.

Disons que vous obtenez un f/8 à 6 pieds, à 12 pieds c’est le double de 6 pieds, donc vous perdez deux stops. Cela signifie que vous obtenez un f/4. C’est tout ce que c’est.

Doubler la distance = perdre 2 arrêts

Important dans ces scénarios :

-Imaginez que vous éclairez un visage et que vous voulez que la lumière s’estompe rapidement. Vous pouvez rapprocher votre lumière de votre sujet, et la lumière tombera plus rapidement. Si vous faites reculer la lumière, la chute n’est pas si importante. Magique !

-Si vous avez un groupe de personnes dans la scène et que vous voulez qu’elles soient toutes éclairées de la même façon, vous feriez mieux de reculer votre lumière pour qu’elles soient dans la zone où la lumière ne tombe pas de beaucoup.

Ce concept est extrêmement critique en cinématographie. Lorsque vous éclairez de grands lieux, vous voyez des productions où les lumières sont placées sur de grandes grues très éloignées, et ce parce que tout ou partie des personnes dans le cadre doit être éclairé de manière uniforme par cette lumière. Si vous voulez un plus grand rapport de contraste entre le côté clé et le côté remplissage, vous devez rapprocher la lumière pour obtenir ce résultat.

woman walking with shadow
Martino Pietropoli
@martino_pietropoli

Hard light (lumière dure) / soft light (lumière douce) et Specular light / Diffused light

Hard light (lumière dure) / soft light (lumière douce)

Ok on commence avec la différence entre la hard light et la soft light.

Que l’on pourrait traduire par : lumière dure pour hard light et lumière douce pour soft light.

Une source de lumière dure produit des ombres avec une transition minimale entre les zones claires et sombres de l’image.

Alors que la lumière dure fait référence à la transition entre la lumière et l’obscurité et non à la profondeur des ombres, la lumière dure est souvent (mais pas toujours) associée à la création d’ombres plus profondes et plus sombres.

La lumière dure a généralement mauvaise réputation.

Mal utilisée, la lumière dure crée des ombres sombres sous les yeux dans un portrait, par exemple.

Mais la lumière dure a tendance à créer plus de contraste dans une image.

La lumière dure peut être combinée avec la position de la lumière pour éviter les ombres des yeux et créer un drame dans un portrait.

La lumière douce, en revanche, présente une transition beaucoup plus subtile entre les zones claires et sombres de l’image.

La prise de vue avec une lumière douce a un côté moins dramatique, mais les ombres plus douces empêchent les détails de se perdre dans les zones sombres de l’image.

Lors de la prise de vue d’un portrait, la lumière dure a tendance à souligner les imperfections de la peau, tandis que la lumière douce a tendance à mieux masquer les imperfections.

La lumière douce est comme l’éclairage frontal (frontlight évoqué plus haut) de la direction de la lumière c’est un excellent point de départ pour les débutants car il est plus facile de travailler avec.

Qu’est-ce qui rend une source de lumière dure ou douce ?

Les grandes sources lumineuses produisent une lumière douce, tandis que les petites sources lumineuses créent des ombres dures.

Imaginez que vous tenez une lampe de poche sous votre visage et que vous racontez des histoires effrayantes autour du feu de camp la peur vient des zones claires et sombres sans transition entre elles (et aussi que vous avez une tête dégueulasse, mais ça personne n’ose vous le dire).

Les flashes d’appareil photo, sans diffuseur, créent une lumière dure parce qu’ils sont de petites sources de lumière.

Mais la distance joue également un rôle.

Les sources de lumière proches sont plus douces, tandis que les sources de lumière éloignées créent cette transition plus dure entre la lumière et l’obscurité.

En prenant un portrait à côté d’une fenêtre, la prise de vue à proximité de la fenêtre crée une lumière douce tandis que le déplacement du sujet du côté opposé de la pièce crée des ombres plus dures.

Le soleil est une grande source de lumière mais il est si loin qu’il devient une source de lumière dure. En photographiant en plein jour avec un ciel sans nuage, vous vous retrouverez avec des ombres sombres et dures.

Par contre, un jour nuageux, ce même soleil produit une lumière douce.

Pourquoi ? Les nuages diffusent la lumière, ou la répartissent sur une plus grande surface, et le fait d’agrandir la lumière la rend plus douce.

C’est pourquoi de nombreux photographes aiment les jours nuageux la lumière douce et homogène est facile à travailler.

Les nuages ne sont pas les seuls diffuseurs non plus, les lumières telles que les flashs et les light strobes de studio peuvent aussi utiliser des diffuseurs.

Un parapluie blanc placé entre la lumière et le sujet adoucit la lumière.

Les softboxes sont une autre forme de diffuseurs, et certaines d’entre elles sont même assez petites pour être utilisées sur un flash d’appareil photo.

Faire rebondir une source de lumière l’adoucit également, par exemple, faire rebondir un flash au plafond ou sur un mur blanc.

L’utilisation d’une softbox pour flash ou le fait d’enlever le flash de l’appareil et de le placer sur un pied avec un parapluie permet aux photographes de prendre une petite source de lumière dure et de créer un éclairage doux.

Utilisés ensemble, la direction et la douceur de la lumière peuvent être utilisées pour créer différents effets et ambiances dans une photographie.

Un éclairage latéral dur crée beaucoup de drame, tandis qu’un éclairage frontal doux apportera beaucoup de « douceur ».

Les différentes sources de lumière ont des qualités différentes.

Ces qualités sont surtout perceptibles dans les ombres produites sur les photographies.

Pour résumer

La différence entre la soft light et la hard light est dans l’ombre.

Et non pas dans la lumière;.

Si l’ombre est bien nette et définie : c’est une hard light / lumière dure

Si l’ombre est floue et peu définie : c’est une soft light / lumière douce

Plus une lumière est douce plus l’ombre provenant du sujet deviendra difficilement reconnaissable.

En fait cela dépend de 2 choses :

-La taille de votre sujet par rapport à la lumière (ou de la lumière par rapport à votre sujet, question de point de vue)

Si la taille de la source de lumière est la même que le sujet :

Les rayons passent parallèlement et se courbent légèrement vers l’intérieur.

Nous sommes donc à la limite ici.

Si la taille de la source de la lumière est plus petite que le sujet :

Les rayons ne se courbent pas du tout, et vous obtenez des ombres bien définies (ou une lumière dure)

Si la taille de la source de la lumière est plus grande que le sujet :

La lumière se courbe davantage, et les ombres deviennent plus floues et plus douces.

Si la lumière est beaucoup plus grande que l’objet, les ombres des deux extrémités se confondent et vous ne pouvez plus reconnaître la forme de l’objet.

-La distance entre la lumière et votre sujet

Donc si vous voulez obtenir une soft light vous aurez besoin d’une source large.

MAIS attention si vous éloignez cette source large de votre sujet, la taille relative de la source devient plus petite et vous aurez donc une lumière plus dure.

A titre d’exemple : le soleil est une ENORME SOURCE de lumière en taille.

Mais elle est tellement loin, que sa taille devient petite, et que la lumière obtenue est donc dure.

Pour résumer simplement, pour obtenir :

Une hard light : il vous faut une source petite et / ou éloignée

Une soft light : il vous faut une source grande et / ou proche

Specular light (lumière spéculaire)/ diffused light (lumière diffusée)

Ok donc maintenant la différence entre la specular light (lumière spéculaire) et la diffused light (lumière diffuse)

Déjà pour commencer, il y a une très grosse confusion commune entre la soft light et la diffused light.

Ce n’est pas pareil !

Ok donc si par exemple vous éclairez un mur avec une lampe-torche :

Vous verrez que le centre est plus brillant que les bords.

La lumière s’estompe vers l’obscurité.

Ça, il s’agit de la lumière spéculaire !

Alors, qu’à l’opposé, la lumière diffusée est une diffusion de la lumière sur toute la largeur du faisceau.

En diffusant la lumière, vous perdez cet effet spéculaire (assez hétérogène) et vous obtenez une lumière plus homogène.

Donc souvent on confond soft light et lumière diffuse.

Vous pouvez très bien avoir une soft light avec des ombres floues (donc une source proche ou assez grosse par rapport à votre sujet) sans qu’elle soit diffuse.

Pour rendre la lumière diffuse vous devrez rajouter un matériaux de diffusion pour diffuser la lumière.

Vous allez voir de nombreux fabricants déclarant qu’ils vendent des LED qui va vous permettre d’obtenir une lumière douce.

Ils ne savent sans doute pas qu’ils disent de la merde, ENCORE UN COUP DU SERVICE MARKETING !

Mais comme vous l’aurez compris, si vous avez bien retenu la leçon !

Vous ne pourrez pas obtenir une soft light d’une petite source !

Chaque ampoule LED étant très petite !

Et rajouter une surface ne va pas rendre la lumière plus douce mais va la rendre plus DIFFUSE !

Mais cela pourrait tout de même augmenter la surface de la lumière et c’est pourquoi vous pourriez voir des ombres légèrement plus douces.

silhouette of tree during golden hour
Rita
@juoda_morka

Comment votre environnement change de lumière

Tout ce qui vous entoure interagit avec la lumière.

L’eau absorbe la lumière mais la reflète aussi, créant des reflets au sommet de chaque ondulation.

Les couleurs sombres absorbent la lumière, mais une voiture noire crée quand même des reflets intenses qui se reflètent dans les plis du métal.

Les murs, les sols et les plafonds réfléchissent et diffusent la lumière, créant ainsi une nouvelle source de lumière de la même couleur que la surface.

Le ciel lui-même réfléchit et diffuse la lumière, donnant une couleur bleu froid à l’ombre extérieure.

Les sujets translucides laissent passer la lumière, la changeant en cours de route.

Le rétro-éclairage à travers les poils d’un péron, la fourrure d’un animal ou les pétales d’une fleur les fait briller agréablement.

De fines lamelles devant une fenêtre diffusent la lumière, la rendant plus douce.

Un abat-jour rouge diffuse la lumière de l’ampoule et change également de couleur, créant ainsi une couleur chaude qui se reflète sur l’environnement.

L’ombre est un exemple de lumière réfléchie ; sans lumière réfléchie, l’ombre serait l’obscurité totale.

Au lieu de cela, l’ombre est remplie de lumière douce réfléchie par le sol, les bâtiments voisins et l’humidité de l’air.

En fait, la lumière réfléchie qui rebondit sur l’humidité de l’air donne au ciel un aspect brumeux les jours d’humidité.

À l’intérieur, vous pouvez ouvrir les stores d’une seule fenêtre et la lumière du soleil remplit toute la pièce.

La lumière principale, le soleil, peut même ne pas briller directement à travers les fenêtres.

La lumière qui passe à travers la fenêtre se réfléchit sur le sol, les murs et le plafond avant d’atteindre votre œil ou la caméra.

La lumière réfléchie est la raison pour laquelle les murs blancs et la moquette claire rendent une pièce lumineuse.

Ce n’est pas une simple illusion, il y a en fait plus de lumière.

Entrez dans une cabane en bois naturel qui absorbe la lumière, et la pièce sera sombre, quel que soit le nombre de fenêtres ouvertes. Photographiez une personne dans la neige, et la lumière froide réfléchie par le sol remplira les ombres du dessous.

Une fois que vous aurez compris les qualités de la lumière ambiante qui vous entoure, vous pourrez apprendre à compléter la lumière naturelle qui vous entoure en utilisant le flash et comment changer la lumière de votre flash en la réfléchissant sur les murs.

multicolored wall in shallow focus photography
Robert Katzki
@ro_ka

Couleur / température de la lumière

La couleur ou la température de la lumière est une question d’humeur. Une photographie peut avoir une couleur ou une teinte qui semble être une lumière « froide » ou « chaude ».

Bien entendu, cela n’a rien à voir avec le temps qu’il faisait au moment où la photo a été prise, mais peut varier en fonction de l’heure de la journée ou du type de lumière.

Contrairement à ce que nous percevons avec nos yeux, la lumière n’est généralement pas claire comme du cristal – elle a en fait une couleur et cette couleur peut varier dans certaines conditions. Une photo prise dans une ombre profonde, par exemple, peut avoir une teinte bleutée ; c’est une photo que nous qualifierions de « cool ». À l’inverse, la lumière dorée du coucher de soleil se traduirait par une photo chaude.

Les températures de couleur sont mesurées sur l’échelle Kelvin et vont d’environ 1 000 K à l’extrémité chaude et rouge à 10 000 K à l’extrémité froide et bleue de l’échelle. Comme point de référence, la lumière du jour et le flash électronique se situent dans la plage de 5000 à 5500°K ; les ampoules à incandescence/au tungstène sont évaluées à environ 2500°K à 2800°K.

La température des couleurs a un impact profond sur la photographie. Selon le type d’éclairage que vous utilisez sur votre sujet, elle peut provoquer une altération indésirable des couleurs de vos clichés. Pour contourner ce problème et vous assurer que vos photos sont des représentations exactes des scènes que vous photographiez, vous devrez ajuster la balance des blancs de votre appareil photo pour égaliser les choses.

Cependant, il s’agit là d’un autre domaine où il y a beaucoup de subjectivité. Une scène froide peut être réchauffée, une scène chaude peut être refroidie, un exploit rendu extraordinairement facile grâce à la photographie numérique. De plus, si vous prenez des photos brutes, vous pouvez fixer la température des couleurs dans Lightroom, Photoshop, GIMP ou dans n’importe quel autre éditeur d’images. Une connaissance de base de la température des couleurs et de la balance des blancs vous donnera un plus grand contrôle créatif sur votre photographie.

La balance des blancs

Imaginez que vous lisez un livre.

Déjà bravo.

Mais bref, vous le lisez le matin à la lumière du jour.

Peut-être aux toilettes sous votre ampoule disco.

Puis le soir sous une autre ampoule encore ou une LED de lifestyle déco.

Et vos pages vous sont apparues à chaque fois blanches !

Mais c’est faux. Votre cerveau vous ment ! (Comme bien souvent !)

Les différentes sources de lumière ont des températures de couleur différentes.

Votre cerveau fait de son mieux pour vous le cacher.

Et comment il fait ça ?

Il ajuste les signaux de votre œil pour que le blanc de la lumière ait l’air blanc, quelle que soit la lumière.

Kelvin et température de couleur

La températures des couleur est mesurée en Kelvin, je vous ait fait un petit tableau récapitulatif ci-dessous.

Ces mesures sont indicatives : car les ampoules d’un même type peuvent avoir des températures de couleur très différentes.

Source lumineuse / Température de couleur

Bougies – 1800 k
Ampoule à incandescence – 3000 K
Ampoule fluorescente – 3000 k
Lumière du jour au lever du soleil – 3000 k
Clair de lune – 4000 k
Ampoule LED – 5000 k
Lumière du jour – 6000 k
Flash – 6000 k
Temps couvert en journée 6500 k

Les températures de couleur plus basses (en nombre Kelvin) sont considérées comme « chaudes », ce qui signifie qu’elles projettent une lumière orange.

Les températures de couleur plus élevées (en nombre de Kelvin) sont considérées comme « froides », ce qui signifie qu’elles projettent une lumière bleuâtre.

Flash et balance des blancs

Le flash et la lumière du jour ont la même température de couleur, vous pouvez donc prendre des photos au flash au soleil sans vous inquiéter.

Si vous prenez une photo au flash sous une lumière artificielle chaude, le premier plan (éclairé par le flash) sera plus froid que l’arrière-plan.

Pour de meilleurs résultats, faites rebondir votre flash sur le plafond de sorte que la lumière du flash dépasse les lumières artificielles chaudes.

Corriger la balance des blancs

Votre cerveau, s’adapte automatiquement aux différentes températures de couleur, mais il s’embrouille lorsqu’il y a plusieurs sources de lumière avec des températures de couleur différentes.

Les appareils photo numériques fonctionnent de la même manière en appliquant une fonction appelée balance des blancs automatique.

La balance des blancs automatique est parfois complètement fausse.

Il est donc important de comprendre comment la régler manuellement.

La balance des blancs automatique, réglage par défaut de votre appareil photo, fonctionne la plupart du temps.

Dans le cas contraire, il est généralement facile d’ajuster la température des couleurs en post-traitement.

Si vous prenez des photos au format RAW, vous n’avez pas à vous inquiéter d’une mauvaise balance des blancs (très facilement rattrapable sous lightroom par exemple).

ATTENTION CEPENDANT : si vous êtes en balance des blancs auto durant tout un shooting, et que vous avez des variations de températures de lumières, et que votre balance des blancs se plantent.

Et ba ça va être une galère de corriger sur chaque variation si la balance s’est plantée à chaque fois.

C’est à dire qu’il vaut mieux choisir une balance, et que ça soit tout le temps faux de la même façon (vous corrigez plus facilement derrière) que faux jamais de la même façon.

Par ailleurs, les appareils photo haut de gamme vous permettent de définir une balance des blancs personnalisée en lisant la température de couleur réelle d’une carte blanche ou grise, ou de tout autre objet neutre.

Plusieurs sources de lumières différentes

S’il y a plusieurs sources de lumière avec différentes températures de couleur (comme la lumière du jour et les lampes à incandescence).

Ou si vous utilisez une lumière artificielle et votre flash, une partie de votre image sera certainement éteinte, quelle que soit la façon dont vous avez réglé la balance des blancs.

Laissez votre appareil photo sélectionner une balance des blancs, puis ajustez sélectivement la température de couleur en post-traitement.

Si vous êtes vraiment déterminé à faire correspondre la température de couleur de votre flash à l’éclairage artificiel, placez un gel correcteur de couleur sur la tête du flash.

Ensuite, réglez la balance des blancs de votre appareil photo pour qu’elle corresponde à la lumière artificielle.

En général, vous appliquerez un gel orange sur votre tête de flash pour réchauffer le flash afin qu’il corresponde aux lumières incandescentes, ou un gel vert pour qu’il corresponde aux lumières fluorescentes.

Les ampoules varient tellement que pour obtenir une correspondance parfaite, il faut parfois expérimenter.

Conclusion

Bon j’avoue j’ai complètement abusé sur cet article, il y a peut-être beaucoup trop de choses.

Je vais sans doute décliner en plein de sous articles.

Disons que c’est un article « maître » qui vous donne un bon aperçu de la lumière en photo : comment ça fonctionne et comment la gérer !

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}

Recevez votre guide gratuit

Plus de 20 pages réparties en 6 axes : exposition, composition, créativité, matériel, post-production et conseils en vrac :

>