novembre 25

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Comment photographier un éclair sans mourir comme un con ?

Par Gaëtan Berthouly

novembre 25, 2020


“Les orages, c’est comme les citrons, vous ne savez jamais dans quelle direction ça va partir” Pecos Hank

Ou, je rajouterais vulgairement « un peu comme ton ex ».

Bon, aujourd’hui, à défaut d’avoir un éclair de génie on va apprendre à en photographier.

On va encore parler d’un type de photographie assez spécial, pas évident et dans des conditions difficiles.

Comme d’habitude, à travers cet article le but est d’écrire une véritable ressource sur ce sujet.

Vous allez donc trouver beaucoup d’informations. Que je mettrai à jour, et remettrai en forme avec le temps !

Pour vous repérer, vous pouvez cliquez sur les titres dans sommaire, pour parcourir l’article.

Allez, en avant Guingamp !

lightning wallpaper
Spaylia
@spaylia

1-Le matériel

Nous sommes dans une société de consommations.

« Ce que vous possédez vous possède ».

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » (ça, ça n’a rien à voir).

Bref, c’est le point matériel habituel du début d’article.

À avoir :

Le trépied : les éclairs arrivent souvent en pleine tempête et qui dit tempête dit vent.

Donc plus votre trépied est lourd, mieux c’est !

Vous pourrez aussi demander à tante Jacqueline de venir lester votre trépied !

Un boîtier : pas un smartphone, mais un boîtier DSLR ou mirrorless (sans mirroir) avec un mode manuel et MEME UN MODE BULB

Objectif(s) : ça va dépendre du rendu que vous voulez mais aussi de la distance à laquelle vous êtes de vos éclairs.

Si vous êtes loin, utilisez un téléobjectif.

Si vous êtes près, utilisez un grand-angle.

Un grand-angle vous facilitera aussi la vie. Dans le sens où les éclairs peuvent bouger, et grâce au grand-angle vous aurez moins tendance à devoir changer la distance focale ou à devoir recadrer ou à devoir (trop) changer d’endroit car il prend plus large, il vous laisse plus de marge.

Alors qu’avec un téléobjectif ça sera tout le contraire, de surcroit si vous utilisez une lentille fixe et non une lentille mobile (zoom), qui va, elle, vous apporter plus de flexibilité et de confort dans votre shooting.

Un chiffon ou une serviette : et non vous n’allez pas faire le ménage, enfin pas tout à fait. Je sais, de toutes façons vous ne le faîtes jamais et n’avez pas envie de commencer.

Ces bouts de tissus seront pour votre cher et tendre objectif.

En effet il y a de très fortes chances qu’il pleuve pendant que vous prenez des photos, et LA MOINDRE GOUTTE de pluie sur l’objectif de votre appareil photo peut totalement ruiner tous vos efforts et votre cliché.

Un déclencheur à câble ou une télécommande infrarouge pour prendre des photos sans toucher à votre appareil.

Même sur un trépied, le fait de toucher votre appareil photo pour prendre une photo peut introduire du flou de bougé induit par un tremblement de l’appareil.

Facultatif mais pourquoi pas

Une lampe de poche : non seulement pour voir devant vous, mais aussi pour « peindre » la lumière sur votre premier plan afin de rendre la scène plus INCROYABLE !

Déclencheur automatique :enfin, certains matériels spécialisés peuvent envoyer un signal à votre appareil photo dès qu’un éclair déchire le ciel !

Ce qui permettra d’éliminer une grande partie de l’aléatoire que vous réserve ce type de photo. 

Mais bon, ça ne fonctionne jamais à 100%, et il faut tout de même avoir un peu de chance avec sa composition, donc à tester (mais ça coûte assez cher en général) !

Un autre avantage est que vous pourrez vous éloigner de votre appareil photo et vous rendre dans un endroit plus abrité.

Tandis que l’appareil continuera à prendre bravement des photos comme si vous étiez juste à côté de lui.

Ça ne serait pas très courageux de votre part et pas très sympa de laisser Bobby l’appareil photo seul, mais bon, l’esprit de conservation hein !

Plus sérieusement, si vous faites beaucoup de photos d’éclairs ou comptez vous spécialiser dans ce type de photo, ça pourrait être un investissement pertinent, dans le cas contraire pas trop.

Remarque : globalement, pas besoin forcément d’un matériel très onéreux pour prendre ce type de photos, en effet, la lumières des éclairs, si vous êtes assez près,  va vous offrir assez de lumière pour ne pas être obligé d’investir dans un full-frame par exemple !

À ne pas prendre

Une trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès grande tige en métal humide.

photo of island and thunder
Johannes Plenio
@jplenio

2-Le meilleur moment pour prendre des éclairs en photo

Le moment où le soleil se couche peut être un superbe moment qui va vous donner une ambiance différente de la plupart des photo d’éclairs (souvent prises de nuit).

La lumière particulière de cette heure-ci va donner des couleurs de fonds incroyables pour vos éclairs !

Vu qu’il restera encore pas mal de lumière, ça vous offrira aussi l’opportunité de laisser votre obturateur ouvert que quelques secondes.

D’un point de vue calendaire, en France, la période où il y aurait le plus d’orage serait durant les périodes chaudes / caniculaires. Vers juillet – août.

high rise buildings
Michael D
@alienaperture

3-Trouver un bon spot pour des bons shots

Selon l’endroit où vous vivez, il sera plus ou moins facile de trouver des éclairs.

Hop voilà une petite carte du nombres de jours orageux par an en France, en fonction des zones.

Plus c’est rouges plus il y a de jours orageux par an.

Plus c’est beige, moins il y a de jours orageux par an.

Source : www.meteo-express.com

Alors d’après météo Express, il y a un axe orageux “sud-ouest / Nord-Est”, ça serait la zone où il y aurait le plus d’instabilité météorologique et donc d’orages et donc d’éclairs.

Bon donc ça en quelques clics vous pouvez trouver, puis maintenant je vous l’ai dit, donc vous le savez.

Mais le plus compliqué c’est de trouver un endroit qui fonctionne bien pour la photographie de la foudre. 

Généralement, un peu comme pour l’astrophotographie (article ici) vous chercherez à avoir un premier plan intéressant dans votre cadre, et vous éviterez la simple photo prise depuis votre fenêtre (encore que ça peut être pratique et si vous avez un angle intéressant pourquoi pas !).

Si vous voulez améliorer la qualité de vos photos et passer “pro” de manière générale il va falloir faire comme eux.

Apprendre à connaître le terrain, étudier, ANTICIPER et PLANNIFIER.

Là c’est pareil, pour trouver un bon emplacement pour photographier la foudre, vous devez planifier à l’avance. Faire du repérage.

Ce n’est pas quand ça arrive, en plein dans l’action qu’il va falloir chercher le bon endroit.

NON !

Car NON SEULEMENT ça sera une perte de temps, mais aussi potentiellement DANGEREUX.

Donc au cours de vos diverses excursions pédestres autours de chez vous, gardez en tête de bons endroits que vous avez vu afin de pouvoir vous y rendre à tout moment pour photographier la foudre. 

Si vous êtes en voyage, pensez à repérer de bons endroits pour photographier les orages au cas où… 

Le but, c’ est de trouver un endroit avec une bonne vue d’ensemble sur une grande quantité de ciel.

Mais aussi quelques détails de premier plan qui sembleront intéressants sous une lumière sombre (ou même comme une silhouette).

Là encore, assurez-vous de choisir un endroit sûr d’où vous pourrez prendre une photo. 

lightning during nighttime
Dejan Zakic
@dejan_kide

4-Différentes techniques pour capturer des éclairs

Timelapse

Une des techniques possible est de faire un time lapse avec votre appareil photo, et de garder l’intervalle entre chaque photo le plus COURT possible pour augmenter les chances de prendre en photo un éclair.

Bulb mode

Une autre technique qui peut aussi fonctionner c’est de passer en mode bulb.

Le mode bulb permet de n’arrêter l’exposition que quand vous arrêtez d’appuyer sur votre déclencheur. Donc obturateur restera levé tant que vous le souhaitez. 

Les éclairs de jours et l’un des types d’éclair le plus difficile à capturer juste parce que vous serez toujours entrain de vous démener pour avoir votre vitesse d’obturation de la bonne durée.

Donc vous pouvez par exemple faire vos réglages, puis lancer l’exposition en mode bulb, et l’arrêter dès qu’un éclair survient ou dès que votre exposition devient trop longue (généralement au-delà de 2 min 30) vous obtiendrez des “pixels chauds” c’est-à-dire que votre capteur est entrain de chauffer et vous allez augmenter la quantité de bruit sur la photo.

Mais l’avantage de cette technique c’est que vous allez prendre moins de photo, et ça vous permettra d’avoir plus de chance d’avoir un éclair sur chaque photo.

Par ailleurs en permettant cette exposition de durer plus longtemps, cela va vous permettre d’inclure plus de lumière ambiante dans votre photo et cela va diminuer la plage dynamique de la photo et donc diminuer le risque d’avoir des hautes lumières et/ou des zones trop sombres.

Si votre trépied est assez stable et que vous avez le doigté léger d’un proctologue vous pouvez toucher directement votre appareil.

Si vous utilisez un zoom et que vous comptez appuyer plusieurs secondes, optez plutôt pour un déclencheur à distance pour éviter d’intégrer du flou de mouvement.

Déclencheur automatique

La 3ème méthode qui vous permet aussi d’intégrer plus de lumière ambiante est d’utiliser déclencheur d’éclair.

Le problème c’est que ce type de matériel peut se révéler onéreux, trouver le bon n’est pas évident et ce n’est pas totalement fiable, vous n’êtes pas sûr de réussir à chaque fois, il est donc préférable d’utiliser les 2 autres méthodes.

light under dark sky
Jandré van der Walt
@jandrevdw

5-Comment se passe la prise de vue

Quand il commence à se faire plus sombre à l’extérieur.

Vous allez vous positionner et mettre votre vitesse d’obturation sur 1 ou 2 secondes.

Prendre des photos test et ajuster si nécessaire.

Une fois que les nuages ont l’exposition escomptée, vous pouvez commencer à mitrailler.

Vu qu’il va faire de plus en plus sombre vous allez devoir allonger de plus en plus votre vitesse d’obturation.

thunder on concrete buildings
Mariano Carpentier
@mscarpentier

6-Composition & plage dynamique

Les éclairs de nuit sont bien plus faciles à capturer. 

Le plus difficile, de nuit, sera de composer car vous prenez des photos dans l’obscurité totale et vous ne pouvez pas voir ce que vous faîtes. 

Il y a aussi le dilemme de la profondeur de champ  parce qu’il faudra ouvrir pour avoir une ouverture assez grande pour laisser passer assez de lumière, donc diminuer la profondeur de champ, mais en même temps si vous voulez une grande zone de netteté sur votre photo et donc une grande profondeur de champ, il vous faudra réduire votre ouverture (mais donc moins de lumière capturée).

De plus c’est le genre de scène qui va avoir très grande plage dynamique parce que vous allez avoir des éclairs qui sont très très brillants et des ombres qui sont très très sombres. 

Ce que vous pouvez faire c’est trouver des éléments à mettre en premier plan pour en obtenir des silhouettes. Ça vous aidera parce qu’il ne sera pas nécessaire d’avoir des tonnes de détails dans ces ombres (vu que vous créerez juste une silhouette).

En composant votre plan, assurez-vous de couvrir plus de ciel que votre avant-plan/arrière-plan. 

Il se peut que cela ne soit pas très beau quand vous allez regarder dans le viseur, mais une fois que la foudre frappe, votre sujet devient : l’éclair.

Lors d’un orage intense, la foudre couvrira la majeure partie de l’image et c’est exactement LE BUT. 

Visez entre 60 à 80 % de ciel et 20 à 40 % de sol, la règle des tiers n’est pas forcément de mise ici !

Comme on ne sait jamais vraiment où la foudre va frapper (comme les gens qui me tabassaient à l’école d’ailleurs).

Une bonne pratique est de composer vos photos plus larges que ce que vous feriez classiquement afin de pouvoir recadrer la composition plus tard. 

Car imaginez, vous êtes là, vous avez plannifié.

Vous vous êtes installé.

3 heures dans la pluie.

Et là que 3-5 photos bonnes et là 4 ÉCLAIRS COUPÉS.

Tristesse. Désarroi. Mélancolie.

Donc on veut éviter ça, donc… ELARGISSEZ VOTRE CADRE.

Donnez-vous une certaine marge de manœuvre dans la composition en prenant des photos avec un objectif légèrement plus large et en incluant un peu plus de ciel dans votre photo.

Attention à certains éléments ou objets qui paraissent négligeable voire invisible quand la foudre ne frappe pas.

Car quand ça s’illumine, ce n’est plus la même !

Restez vigilant !

grass field under cloudy sky
Eugene Triguba
@eugenetriguba

7-Réglages

Pour les réglages pour la photographie de la foudre de nuit, eh bien, ça peut être un peu n’importe quoi, ça va vraiment dépendre de l’intensité lumineuse de vos éclairs. 

ISO : vous pouvez essayer avec les ISO les plus bas possibles, pour limiter le grain.

Ouverture : vous pouvez commencer à taper vers le milieu autour de f/8, si jamais votre éclair est trop loin et qu’on ne le voit pas bien, augmenter votre ouverture (donc diminuer le nombre jusqu’à ce que les branches soient bien éclairées et visibles. 

Par ailleurs, si vous n’avez rien de proche au premier plan, commencez avec une ouverture de f/5,6. Si l’ouverture est trop grande et que votre image semble trop surexposée, vous pouvez passer f/8 ou moins. 

Cependant, si la luminosité est telle que vous êtes obligé d’utiliser des ouvertures extrêmement petites comme f/16, alors votre meilleure option est d’utiliser un filtre ND pour réduire la quantité de lumière qui vient submerger votre capteur. 

Dans les situations où vous avez un sujet de premier plan, vous devrez peut-être utiliser une petite ouverture pour obtenir une plus grande profondeur de champ.

Et si malgré à l’inverse, malgré votre grande ouverture, on y voit autant que dans le cul d’un ours, et bien augmentez vos ISO.

Vitesse d’obturation : combien de temps vous allez laisser votre vitesse d’obturation va dépendre de la quantité de lumière ambiante qu’il y a (et que vous voulez inclure). Si il fait nuit noire vous pouvez laisser votre vitesse courir à 10,20, 30 secondes ou bien même encore plus.

Attention cependant : avec les appareils photos digitaux, plus vous laissez votre obturateur ouvert plus le bruit aura tendance à s’accumuler. Donc apprenez à connaître votre appareil pour connaître ses limites, zoomez sur vos photos en mode lecture, et si nécessaire utilisez la réduction de bruit sur lightroom.

white clouds over the mountains
Geronimo Giqueaux
@ggiqueaux

8-Mise au point

Avoir une bonne mise au point sera aussi un défi.

De manière générale, quand vous être en photographie de nuit ou très basse lumière ça ne sera jamais des plus évident !

Pour la photo d’éclair il vous faudra faire la mise au point sur… L’INFINI… (ET AU DELAAAAAAAAAA !)

Et donc se mettre en focus manuel !

Si vous n’avez pas de marqueurs, faîtes dans ce cas la mise au point sur un élément très lointain puis passez en mode manuel.

brown and white concrete buildings under white clouds and blue sky
Tomáš Vydržal
@cakvari

9-Les éclairs c’est bien, mourir foudroyé, c’est moins bien

Bon alors, comme l’annonce ce titre, les éclairs peuvent être dangereux.

Alors pensez à prendre vos distances, prenez vos photos depuis les bords de l’orage.

Ne soyez pas con, ne vous abritez pas sous un arbre ou un poteau en métal, sauf si vous voulez finir au Darwin Award..

Si vous prenez depuis votre jardin vous pouvez facilement rentrer chez-vous, sinon si vous êtes éloigné de votre tanière, utilisez votre voiture qui est un excellent abris !

En plus, vous obtiendrez de manière photo depuis l’extérieur !

De manière générale tenez-vous à au moins 15 mètres de l’eau et des grands arbres, et évitez les endroits trop exposés.

Sachez-le, le son va en moyenne à 340 m / s. 

Donc quand vous voyez un éclair vous comptez les secondes, quand vous entendez, vous multipliez le nombre de sondes par 340 et vous avez votre distance par rapport à la foudre.

Par exemple, je vois l’éclair (je l’entends pas), je compte immédiatement :” 1,2,3, putain c’est quoi après j’aurai dû écouter mes parents et, 4, 5 ,6 ,7” ET LA vous entendez.

Et bien vous serez à 7 x 340 = 2 380 m.

Bon oui il est possible que le temps que vous comptiez et que vous posiez votre retenu il soit déjà trop tard.

Mort, mais érudit !

lightning above city skyline at night
Mila Di Bella
@childrenofrevolution

10-L’intervallomètre

De nombreux appareil, ont un intervallomètre intégré qui vous permettront de prendre automatiquement une série de photos avec un intervalle défini.

Au lieu de devoir appuyer de nombreuses fois sur votre appareil vous pouvez simplement le laisser travailler tout seul !

Si vous remarquez que les éclairs sont réguliers, utilisez l’intervallomètre, sinon préférez le déclenchement manuel en mode bulb.

city photograph during nighttime
Krzysztof Kotkowicz
@lancaster83

11-Le time lapse bonus

Vu que vous allez prendre de nombreuses photos, avec le même cadrage les unes à la suite des autres.

Ça peut-être intéressante de les importer dans un logiciel de montage vidéo et de les mettre dans le bon ordre pour créer un time lapse haute résolution !

time lapse photography of road and mountains during night time
Emil Jarfelt
@emiljarfelt

12-Utiliser la vidéo

Pour capturer vos éclairs vous pouvez aussi tester de tourner une vidéo.

Puis dans un logiciel de montage, regarder image par image si vous avez une bonne prise.

Si c’est le cas, les logiciels de montage ont généralement un bouton qui va vous permettre d’enregistrer une image, faîtes-le ! Une vidéo finalement c’est une suite de photo. Attention à l’entrelacement des images.

Quand vous faîtes ça il est probablement possible que vous obteniez des expositions partielles sous forme de rectangles lumineux.

white clouds over brown mountain
Jason Leung
@ninjason

13-Le stacking

Si vous voulez obtenir une photo avec de multiples éclairs vous allez devoir utiliser le “stacking” (oui je fais des guillemets avec mes doigts, c’est désagréable hein ?).

Ou l’”EMPILAGE” (là aussi).

Donc après avoir capturé une suite de photos avec le même cadrage, allez dans vos fichiers et choisissez ceux qui ont un bon contraste.

Il vous faudra ensuite les importer dans votre logiciel comme Photoshop par exemple.

Disposez les calques les uns en dessous des autres.

Ensuite choisissez une option de fusion qui convienne, “éclaircir” et “superposition” fonctionnent bien en général.

Photoshop va donc empiler toutes vos photos.

Parfois, vous obtiendrez des artefacts numériques au niveau des nuages et d’autres fois, si vos éclairs sont propres, ils se superposent parfaitement

lightning struck on Forrest
Max Saeling
@maxsaeling

14-La pluie, ça mouille

BIEN VU OUI !

Vous chassez les éclairs, que l’on trouve lors des tempêtes.

Et qui dit tempête dit vent ET SURTOUT PLUIE !

Si vous êtes notamment près de votre ciel orageux vous allez sans doute lever votre appareil et vous aurez probablement de petites gouttes qui viendront tranquillement se poser sur la surface en verre de votre objectif.

Ce qui va complètement DÉFORMER VOTRE PRISE DE VUE.

Pas bien.

Et ça a tendance à beaucoup plus affecter les grand angles parce qu’ils sont bombés vers l’avant.

Donc pour pallier tant bien que mal ce désagrément (l’eau), qui est peut être à l’origine de la vie mais qui en l’état actuel des choses nous fait bien chier, pensez à apporter de quoi essuyer votre objectif (voir la partie matériel) !

N’hésitez pas à jeter quelques petits coups d’œil réguliers à l’avant histoire de ne pas vous retrouver avec des images toutes déformées !

Mais ça peut aussi être un style post-moderne iconoclaste vegan sans gluten sauce mayonnaise ketchup oignon !

Si il y a vraiment trop de pluie il va falloir penser à investir, ou vous créer, de quoi seller votre équipement et l’imperméabiliser.

Comme ça vous aurez l’esprit tranquille et pourrez vous concentrer sur votre art !

photography of lightning storm
Breno Machado
@brenomachado

15-Le post-traitement, c’est maintenant !

Bon évidemment après toute cette aventure il est temps de valoriser votre photo à coup de curseurs, de lignes de codes et de scripts !

Oui c’est l’heure du post-traitement sous lightroom !

Pour le global :

Déjà, commencer par activer la correction de la déformation de l’objectif (classique).

Ensuite, vous pouvez aller titiller la température de la lumière.

Si par exemple vous voulez rendre la composition plus réaliste vous allez refroidir l’image en l’amenant vers le bleu avec votre curseur. Éventuellement un peu de teinte.

Le curseur intéressant ici sera la réduction des hautes lumières, pour donner une forme un peu plus nette à vos éclairs surexposés !

Hop juste après on débouche quelques ombres en mettant un peu le curseur d’ombre vers la droite (oui vers Sarkozy et Fillon) !

Puis, vous pouvez diminuer un peu la clarté

Et ajouter un peu de vibrance et un poil de saturation si nécessaire.

Pour le ciel

Vous pouvez appliquer un filtre gradué pour augmenter les détails et le rendre plus menaçant : en augmentant le contraste et la clarité, en augmentant les blancs, en diminuant un peu la saturation, en pousser le curseur bruit vers la droite.

Pour le centre et le reste

Vous pouvez aussi appliquer un filtre radial vers le milieu de l’image, à la limite entre le ciel et le sol, en centrant le filtre sur les éléments du sol et en prenant en compte les éclairs, de cette manière tout sera impacté sauf ce qu’il y a dans le filtre.

Vous pouvez : augmenter la clarté, augmenter un peu le contraste, plus en bas dans le panneau « couleur » puis « saturation », si vous voulez vous pouvez vous débarrasser complètement du vert et du jaune, pour refroidir la photo (plus simple que de la mettre au congélateur).

Dans le panneau détail vous pouvez augmenter la quantité, diminuer le radius et augmenter le détail et augmenter le masque.

Stacking

Si vous comptez faire du stacking de plusieurs photos n’oubliez pas de copier coller tout ces réglages sur vos autres photos.

C’est là que je me dis qu’expliquer le post-traitement par écrit c’est pas terrible et que je devrais faire des vidéos !

silhouette of mountain under cloudy sky during daytime
Micah Tindell
@micahtindell

Conclusion

Nous arrivons à la fin de cet article sur les éclairs.

Retenez bien la sécurité ! C’est le plus important !

Un trépied bien lourd, bien, calé et bien solide avec un déclencheur à distance et niveau stabilité vous serez parfait.

Le mode bulb en manuel, commencez avec de faibles ISO et une ouverture F/8 puis ajustez.

Mise au point sur l’infinie bloquez en manuel.

Un avant-plan ça peut être pas mal ! Attentions aux éléments qui peuvent devenir visible et que vous n’aviez pas prévu.

Et ça va sans doute mouiller alors protégez vous mais surtout votre ami l’appareil photo !

La case post-traitement vous sera très utile surtout si vous voulez empiler plusieurs éclairs !

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